Frank Orvat – j’ai raté mon rendez-vous avec lui

C’était en 2016, j’ai croisé Frank Orvat lors de Paris Photo.
Je me trouvais dans le Grand Palais, tout au fond de la première rangée à droite, pas loin de la galerie “…”, peu importe, c’est sans importance.
Lui était devant moi en train d’échanger avec Sabine Weiss. Il voulait son avis sur un ouvrage photo qu’il tenait précieusement entre ses mains.
Je me suis présenté. Je lui ai demandé s’il accepterait que je réalise un “Portrait reportage” de lui, comme je l’ai fait depuis plus d’une décennie avec des photographes comme Marc Riboud, William Klein, Sebastiao Salgado et bien d’autres encore.
Il a accepté.
Je lui ai proposé de fixer son image furtivement, dans l’instant, à l’arraché.
Il a accepté.
Sabine Weiss m’a laissé aussi attraper son image, si vite que c’était déjà terminé.
Elle connaissait aussi cette aventure des “Portraits reportages”, cette aventure que je n’ai pas eu le temps non plus de démarrer avec elle.

Sabine Weiss & Frank Orvat

Nous nous trouvons maintenant près de quatre années plus tard, et même s’il a accepté, il est parti trop loin pour que je puisse le rattraper.
J’ai raté son rendez-vous.

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5/5 #affichetonmeeerci byfrèdblanc – série 5

Après huit semaines de confinement accompagnées d’une #affichetonregard quotidienne, j’ai réalisé plus d’une quarantaine de portraits photographiques de professionnels qui, par leur travail, nous ont permis de rester chez nous, de garder notre ville propre, de nous nourrir, d’être soignés, d’être protégés du virus.
Ces photos structurent les #affichetonmeeerci quotidiennes dont la fréquence est maintenant passée à un jour sur deux jusqu’à fin juillet.
Vous découvrirez ci-dessous la cinquième et dernière série d’affiches.

      

#affichetonmeeerci 41 : infirmière

#affichetonmeeerci 42 : gendarme – garde républicaine

#affichetonmeeerci 43 : boucher

      

#affichetonmeeerci 44 : infirmière

#affichetonmeeerci 45 : gendarmes – garde républicaine

#affichetonmeeerci 46 : affiche remerciement hôpital

#affichetonmeeerci 47 : applaudissements de 20h

#affichetonmeeerci 48 : applaudissements de 20h

La phase suivante sera le regroupement dans un ouvrage : “Le Pari(s) confiné” des affiches, photos, dessins et poèmes réalisés pendant le confinement et le déconfinement.
1 – Financement participatif : septembre – début octobre
2 – Impression : octobre
3 – Sortie prévue : fin de l’année

 

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4/5 #affichetonmeeerci byfrèdblanc – série 4

Après huit semaines de confinement accompagnées d’une #affichetonregard quotidienne, j’ai réalisé plus d’une quarantaine de portraits photographiques de professionnels qui, par leur travail, nous ont permis de rester chez nous, de garder notre ville propre, de nous nourrir, d’être soignés, d’être protégés du virus.
Ces photos structurent les #affichetonmeeerci quotidiennes dont la fréquence est maintenant passée à un jour sur deux jusqu’à fin juillet.
Vous découvrirez ci-dessous la quatrième des 5 séries d’affiches.

#affichetonmeeerci 31 : propreté de Paris

#affichetonmeeerci 32 : policier

#affichetonmeeerci 33 : glacier

#affichetonmeeerci 34 : policier

#affichetonmeeerci 35 : conducteur de métro

#affichetonmeeerci 36 : postier

#affichetonmeeerci 37 : chef de service, médecin urgentiste

#affichetonmeeerci 38 : buraliste

#affichetonmeeerci 39 : infirmière

#affichetonmeeerci 40 : imprimeur

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3/5 #affichetonmeeerci byfrèdblanc – série 3

Après huit semaines de confinement accompagnées d’une #affichetonregard quotidienne, j’ai réalisé plus d’une quarantaine de portraits photographiques de professionnels qui, par leur travail, nous ont permis de rester chez nous, de garder notre ville propre, de nous nourrir, d’être soignés, d’être protégés du virus.
Ces photos structurent les #affichetonmeeerci quotidiennes dont la fréquence est maintenant passée à un jour sur deux jusqu’à fin juillet.
Vous découvrirez ci-dessous la troisième des 5 séries d’affiches.

#affichetonmeeerci 21 : propreté de Paris

#affichetonmeeerci 22 : postière

#affichetonmeeerci 23 : coursier vélo

#affichetonmeeerci 24 : chauffeur de bus

#affichetonmeeerci 25 : professionnel se rendant au travail

#affichetonmeeerci 26 : chauffeur de bus

#affichetonmeeerci 27 : coursier vélo

#affichetonmeeerci 28 : affiche remerciement

#affichetonmeeerci 29 : chauffeur de taxi

#affichetonmeeerci 30 : sureté sécurité

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2/5 #affichetonmeeerci byfrèdblanc – série 2

Après huit semaines de confinement accompagnées d’une #affichetonregard quotidienne, j’ai réalisé plus d’une quarantaine de portraits photographiques de professionnels qui, par leur travail, nous ont permis de rester chez nous, de garder notre ville propre, de nous nourrir, d’être soignés, d’être protégés du virus.
Ces photos structurent les #affichetonmeeerci quotidiennes dont la fréquence est maintenant passée à un jour sur deux jusqu’à fin juillet.
Vous découvrirez ci-dessous la deuxième des 5 séries d’affiches.

#affichetonmeeerci 11 : professionnels se rendant au travail

#affichetonmeeerci 12 : transporteurs

#affichetonmeeerci 13 : “La ruche qui dit oui” – alimentation

#affichetonmeeerci 14 : policier

#affichetonmeeerci 15 : pharmacienne

#affichetonmeeerci 16 : caissière et vendeur Franprix – alimentation

#affichetonmeeerci 17 : éboueur

    

#affichetonmeeerci 18 : affiche remerciement

    

#affichetonmeeerci 19 : coursier vélo

   

#affichetonmeeerci 20 : fruits et légumes

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1/5 #affichetonmeeerci byfrèdblanc – série 1

Après huit semaines de confinement accompagnées d’une #affichetonregard quotidienne, j’ai réalisé plus d’une quarantaine de portraits photographiques de professionnels qui, par leur travail, nous ont permis de rester chez nous, de garder notre ville propre, de nous nourrir, d’être soignés, d’être protégés du virus.
Ces photos structurent les #affichetonmeeerci quotidiennes dont la fréquence est maintenant passée à un jour sur deux jusqu’à fin juillet.
Vous découvrirez ci-dessous la première des 5 séries d’affiches.

#affichetonmeeerci 1 : boulangères

#affichetonmeeerci 2 : responsable Franprix – alimentation

#affichetonmeeerci 3 : policier

#affichetonmeeerci 4 : “La Ruche qui dit oui ”- alimentation

#affichetonmeeerci 5 : ambulancier

#affichetonmeeerci 6 : “La Ruche qui dit oui ”- alimentation

#affichetonmeeerci 7 : laborantin

#affichetonmeeerci 8 : Responsable et caissière Franprix

#affichetonmeeerci 9 : fromager

#affichetonmeeerci 10 : laborantine

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8/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 8

#affichetonregard 49

#affichetonregard 50

#affichetonregard 51

#affichetonregard 52

#affichetonregard 53

#affichetonregard 54

#affichetonregard 55 – dernier jour de confinement

#affichetonregard 56 – premier jour de déconfinement

dernière #affichetonregard 57 – deuxième jour de déconfinement

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7/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 7

#affichetonregard 42

#affichetonregard 43

#affichetonregard 44

#affichetonregard 45

#affichetonregard 46

#affichetonregard 47

#affichetonregard 48

#affichetonregard – hors série 2

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6/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 6

#affichetonregard 35

#affichetonregard 36

#affichetonregard 37

#affichetonregard 38

#affichetonregard 39

#affichetonregard 40

#affichetonregard 41

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5/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 5

#affichetonregard 28

#affichetonregard 29

#affichetonregard 30

#affichetonregard 31

#affichetonregard 32

#affichetonregard 33

#affichetonregard 34

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4/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 4

#affichetonregard 22

#affichetonregard 23

#affichetonregard 24

#affichetonregard 25

#affichetonregard 26

#affichetonregard 27

#affichetonregard 28

 

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3/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 3

#affichetonregard 15

#affichetonregard 16

#affichetonregard 17

#affichetonregard 18

#affichetonregard 19

#affichetonregard 20

#affichetonregard 21

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2/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 2

L ‘affiche, un coup de poing graphique

Il y a une phrase qui ne m’a jamais lâché depuis Penninghen, celle de Roman Cieslewicz, grand affichiste polonais des années 60.
Il nous répétait en boucle lors de ses interventions : “Affiche, tâche sur fond contrasté”.
Quand il regardait nos affiches, on l’entendait souvent dire “Ça bavardage”, puis il entourait un tout-petit morceau de notre rendu et affirmait ”ça affiche”, et il avait raison.
Quelques mots mis en couleurs dans un jeu typographique efficace, qui porte un discours pour concevoir un coup de poing graphique, avec force et justesse…
C’est le talent d’un affichiste.

Il m’aura fallu trente ans pour que je touche enfin du doigt cette sensation incroyable.

#Affichetonregard 8

#Affichetonregard 9

#Affichetonregard 10

#Affichetonregard 11

#Affichetonregard 12

#Affichetonregard 13

#Affichetonregard 14

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1/8 #affichetonregard byfrèdblanc – semaine 1

Une aventure inattendue nous est tombée dessus.

Nous nous sommes retrouvés confinés chez nous, quasiment du jour au lendemain, pour le bien de tous et sans vraiment comprendre ce qui nous arrivait.

Alors que nous étions enfermés dans notre bulle, des mots, des images, des idées absurdes, des pensées étranges, réelles, déformées ou totalement fausses sont venus jusqu’à nous…

Certains nous ont atteints, d’autres nous ont fait rire ou nous ont révoltés…

J’avais décidé de vous en livrer, quotidiennement, tant que j’y serais arrivé, sous forme d’affiche graphique, sans autre commentaire pour laisser libre cours à vos interprétations personnelles. Et j’y suis arrivé jusqu’au dernier jour de confinement.
Une nouvelle période s’ouvre maintenant, celle de la prise de conscience et des remerciements. Ce sera les #affichetonmerci.

Mais en attendant, retour sur les #affichetonregard de la semaine 1.

#Affichetonregard 1

#Affichetonregard 2

#Affichetonregard 3

#Affichetonregard 4

#Affichetonregard 5

#Affichetonregard 6

#Affichetonregard 7

Affichetonregard – hors série 1

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Plein d’envies lors du 25e Sunday jazz loft

Cela faisait plus de cinq ans que Francesco avait “Envie” de jouer avec Lui. Il me l’avait dit, puis redit, mais Lui était toujours pris. Alors d’autres Lui sont venus, avec qui il a construit d’autres “Envies” : des Lui fous, un Lui rouge, mais pas encore un Lui “d’Envie”.

Quand je lui ai demandé quel Lui viendrait pour la prochaine session, il n’a rien dit. Quand je lui ai parlé du thème de “L’Envie”, il a réfléchi, il a apprécié, mais n’a toujours rien dit.

Il avait dû en avoir fortement “Envie” puisqu’il l’avait recontacté.

Ensuite j’ai reçu du What’sApp en forme de devinettes pour m’annoncer avec qui il transcenderait ”l’Envie” en musique.

J’ai tout de suite compris que son “Envie” s’était réalisée et que Lui avait dit oui. Quand j’ai vu les premières lettres de son prénom, V.I.N.C…, apparaître l’une après l’autre sur les messages What’sApp, j’ai tout de suite compris que c’était Lui : Vincent Peirani.

“Vincent Peirani, c’est un grand de l’accordéon” m’a rappelé Francesco.

Plus d’une tête de plus que lui, pieds nus et vernis à ongles noir sur les orteils. Le sourire aux lèvres, toujours prêt à rigoler, à prendre la vie comme elle arrive et à jouer avec, avec Francesco, avec nous et avec tous ceux qui ont rempli le salon, par petites touches successives.

Il a tout de suite confirmé qu’il était un grand homme, avant de nous montrer qu’il était un grand musicien.

Cela tombait désormais sous le sens que Francesco ait eu “Envie” de l’inviter. Et si j’avais déjà vu et écouté Vincent Peirani en numérique, en live ce grand prenait encore plus d’ampleur, tout assis qu’il était, caché derrière des partitions.

Vincent, sur-connecté aux sonorités qui planaient juste au-dessus de nos oreilles avant d’y pénétrer, répondait à Francesco qui passait de la clarinette au sax, dans un souffle accordéonesque.

Deux respirations mises en commun, tantôt douces et d’autres fois bien plus rythmées, mais toujours dans la finesse d’une succession de notes entrelacées, complexes et pourtant si simples.

Tout au long du SJL, les échanges se sont entrecroisés entre ces deux talents en effervescence qui n’ont pas arrêté d’être attirés sur le terrain de l’autre avec cette légèreté que l’on ne retrouve que chez les “grands”. Francesco avait donc raison.

Quand l’un a laissé la place à l’autre parce qu’il le fallait, ou quand l’autre a fini par la récupérer parce que son oreille le lui avait confirmé, ils sont tous les deux partis très loin, et nous les avons suivis avec un surplus de plaisir non dissimulé.

À la redescente, parce qu’elle a fini par arriver, j’ai découvert des larmes coulant sur les joues de certains d’entre nous, avec l’élégance de la discrétion.

Face à la puissance de ces deux phénomènes musicaux sans limites et avec l’insouciance qui nous caractérise, Esther (ma fille) et moi sommes entrés en poésie avec  l“Envie” de partager le premier de mes textes. Tout est toujours possible quand on l’a, cette ”Envie”, même avec un Francesco qui, toujours plongé dans les effluves de sa musique, a oublié de nous accompagner au piano.

À la manière d’un Show man, Elia (mon fils) s’est ensuite approprié le petit bout de scène, avec tendresse, parce qu’il devait en avoir “Envie” ou quelque chose comme cela. Il nous a esquissé à la pointe sèche puis à la craie grasse sa vision de ”l’Envie”, avec des mots d’ado.

Ce qui a confirmé que nous aussi nous avions eu raison d’écouter notre “Envie” – notre “Envie” d’être présents lors du 25e SJL et même de revenir en mai prochain pour le suivant, qui pour cause de ce que vous savez… aura lieu plus tard.

Entre-temps, l’Envie n’aura fait que grandir.

 

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De père en fils jusqu’au petit… fils.

Un fils qui pourrait être le mien si cette situation se passait dans la réalité sonnante et trébuchante.

Un fils qui a pensé à son grand-père très octogénaire, pour interpréter un ancêtre tout en modernité, se réinventant de toutes pièces actuelles, au service d’un très court-métrage, de 2 minutes vingt clé en main. C’est la règle, c’est une règle… de conduite.

Un fils qui s’est approprié le thème de la génération, donné par le festival d’une marque d’appareils photo s’intéressant au cinéma par le truchement d’un concourt-métrage sur lequel je ne dévoilerai aucune autre information, voire aucune information.

Nikon(te) pas à pas pour que le petit-fils te fasse déjà découvrir son histoire, encore tout juste échafaudée dans sa tête.

Un père qui est venu fixer les images – enfin sorties de l’esprit de son fils, les fixer… en cadres fixes – de trois générations en mouvement.

Un petit-fils guidant son grand-père en vrai, en vrai directeur d’acteur, dans le rôle de fiction d’un grand-père barbu en pellicule et en tenue de djeuns, pour la circonstance de ce tournage tous âges confondus et accoutrements à périmètres variables, casque de ’sique, bombers et bonnet dans le vent d’un intérieur sombre.

Un grand-père rythmant du rap, soutenu par les reflets des miroirs d’un couloir d’appart, en face à face, se démultipliant à perte de sons très piste de danse disco post 80.

Un même grand-père sms-sant son petit-fils dans un jargon branché à plein courant faussement ado, que son petit-fils reçoit tel un point d’interrogation et en pleine face d’incompréhension.

Finalement un grand-père bien dans son chapeau, sur le pas de sa porte extérieure, qui retrouve l’itinéraire d’un enfant, gâté par une vie tout en sourires ouverts sur un jazz intemporel, aux arrangements contemporains.

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Film à découvrir jusqu’au 1 mars 2020
https://www.festivalnikon.fr/video/2019/858

Scénario, réalisation, captation & montage : Elia Blanc
Le grand-père : Philippe Blanc
Étalonnage & graphisme : Frèd Blanc
Musiques : Nosnow pour « Fast Life » & Francesco Bearzatti pour « Hobo Rag »

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Massin, rencontre avec une figure du graphisme

C’était un 11 février, le jour de mon anniversaire, il y a quasiment 11 ans à quelques jours près, et le cadeau que je me faisais sans l’avoir encore identifié comme tel était de passer plusieurs heures chez Robert Massin.

Massin, comme il se faisait appeler, est un graphiste incontournable d’une époque “d’avant”, où l’ordinateur n’existait pas.

Massin, dont m’avait parlé Henri Steiner, un autre graphiste étonnant que j’ai connu à Hong Kong en 1993 lors de mon tour du monde, et qui a réalisé des créations visuelles comme le logo de la HSBC, ou le billet de banque de Hong Kong.

Massin, qui était le graphiste attitré de Gallimard ou Massin, qui avait imaginé un livre-outil capable de donner accès aux Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau qu’il faudrait bien plus d’une vie pour lire en entier.

J’ai rencontré ce jour là un homme plein d’histoires à raconter, ou plutôt à transmettre à celui qui venait le photographier.

Un homme qui avait rencontré les plus grands écrivains, avait travaillé avec eux ou pour eux, et était devenu l’ami de certains, avec qui il entretenait une riche correspondance.

Un graphiste qui avait inventé des techniques improbables pour arriver à ses fins visuelles, comme utiliser un préservatif pour déformer une image à l’aide d’une photocopieuse dans le seul but de réaliser les illustrations de La Cantatrice Chauve. Un vrai graphiste en somme, qui avec trois bouts de ficelle traduisait une idée avec brio.

Puis il m’a fait faire le tour du propriétaire et j’ai pu découvrir une collection étonnante d’affiches punaisées à même le mur, comme l’affiche originale (et unique) de Raymond Devos par Savignac, qui n’est jamais sortie pour cause de refus du producteur.

Mais aussi une aquarelle de Raymond Queneau, une composition typographique en lettres de bois et un soutien-gorge en forme de packaging d’ampoule, ou l’inverse.

Trois ans plus tard, toujours au mois de février, je revoyais Massin à deux reprises le même samedi. Tout d’abord le matin, lors d’un colloque universitaire sur Raymond Queneau où je lui offris les quelques photos que j’avais faites de lui et de chez lui ; puis le soir lors d’une exposition, où certaines de ses réalisations étaient mises en scène d’une manière grandiose dans l’atelier de son ami,  l’illustrateur Serge Bloch.

Aujourd’hui j’ai appris sa disparition. Nous sommes encore en février. Le 8.

Je repense aux quelques petits bouts de souvenirs qu’il m’a confiés en évoquant ses inspirations et ses rencontres. Ce tout petit bout de sa vie qu’il m’a offert au travers de mon objectif, en passant. Ces petits bouts ont fait vibrer pour toujours le graphiste que je suis.

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Vœux 2020 – Mon papa d’Esther pour byfrèdblanc

“Bienvenue sur Mon papa d’Esther” vous souhaite une bonne année 2020 au nom de byfrèdblanc

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Ça a circulé tout en rouge lors du 24e Sunday jazz loft

C’était rouge, rouge musique, rouge jazz, un rouge très caractéristique avec un Francesco Bearzatti qui avait immédiatement pensé à un violoncelliste, avec un Vincent Courtois donnant le la, ici, en plein rouge lumière de spots habillés pour l’occasion de changer l’ambiance chromatique des Sunday jazz loft.

Une thématique qui ose tout, banderoles rouges tombant sur les côtés des bibliothèques, présentation en nez de clown avec un premier poème très rouge Rothko.

dessin : ©frèdblanc

dessin : ©phoDRAWgraphy

Une thématique qui permet tout, du rouge colère au rouge amour en passant par toute une palette d’autres rouges, des rouges sensuels aux rouges grinçants.

Une thématique que l’on retrouve presque partout, du rouge vestimentaire de ceux qui l’ont imaginé en dress code, jusqu’au rouge fromage anglais pimenté qui se fera découper en tranches larges après le concert, avant d’être posé sur des assiettes aussi rouges que les serviettes.

Ces rouges violents ou rouges doux, ils sont tous passés par les instruments de Francesco et de Vincent, tantôt sax tantôt clarinette pour le premier, et archet ou doigts à même les cordes pour son invité.

Des sons, des harmonies, des dissonances, des mélodies, toutes les possibilités se sont croisées dans cette performance où le premier morceau a duré plus de 35 minutes. 35 minutes d’une puissance hors norme, où chacun des deux musiciens rebondissait sur la proposition de l’autre, avec l’évidence et la légèreté d’un dialogue continu et profond.

Puis plusieurs autres morceaux se sont enchaînés dans un suspens en dehors de toute temporalité connue, où les deux musiciens sont partis très loin, l’un à côté de l’autre, ensemble, dans une concentration à l’égal de leur écoute pour les notes de leur partenaire.

Propulsés par un souffle commun, ils se sont ensuite engouffrés dans une ultime idée, une idée de Vincent où Francesco s’est amusé, comme il l’a fait tout au long du concert, à réinventer la proposition de son camarade, à l’emmener ailleurs, à lui donner un autre souffle.

Les applaudissements se sont ensuite abattus en rafales d’une jouissance tout aussi rouge que celle du temps des cerises que la musique avait effleuré.

Alors je me suis levé, je me suis rhabillé de mon nez de clown, ma fille Esther en a fait autant et nous avons basculé dans mes deux poèmes en rouge, dans des mouvements lents, très clowns, pour incarner tout d’abord un regard enfantin sur le rouge rejeté par une mère, pour exprimer ensuite une nourriture rouge et verte très nature. Puis, de dos, j’ai entendu les applaudissements. Étaient-ils rouges ? Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûr, c’est qu’ils étaient agréablement colorés.

Je me suis retourné et j’ai passé la scène à mon fils. Elia, tout aussi en blouson rouge qu’en nez rouge, s’est lancé dans un sketch où il a pris à partie ceux qui n’étaient pas de rouge vêtus, avant d’exprimer son rejet de cette couleur, dû à une grand-mère qui déteste le rouge. Avec humour, gravité et douceur, il a à son tour évoqué toutes les teintes de rouge… avant de promouvoir mon livre sur le jazz, ce qui n’avait évidemment aucun rapport. Quel bon vendeur !

La soirée a continué, bousculant les habitudes des chaises à ranger et du buffet à dresser pour nous faire vivre presque sans transition un after où la pianiste russe Julia Perminova puis la guitariste italienne Roberta Roman se sont mises à jouer spontanément, avant que tout le monde chante dans un italien plus ou moins franchouillard…

Il y eut même quelques notes d’Esther au piano, sans peur et sans partition. Mais avec Vittorio Nozza.

Le rouge s’est éteint quand tout le monde s’est effacé de cette couleur aux variations multiples.

dessin : ©phoDRAWgraphy

dessin : ©phoDRAWgraphy

Prochain Sunday jazz loft le 02-02-20, le rouge codera la place à l’envie, alors si vous avez envie, il ne vous reste plus qu’à….

Ne pas voir rouge.

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Sous le soleil exactement… quelques décennies plus tard

Il y a un peu plus de trois ans, lors d’un après-midi festif du mois d’août sur les planches d’une ville de cinéma du nom de Deauville, c’était un samedi, le Maire de la ville honorait une comédienne, véritable égérie de la nouvelle vague : Anna Karina.

Grâce à Philippe Normand, responsable du service culturel, nous nous sommes retrouvés en famille pour assister à la cérémonie d’accrochage d’une plaque en souvenir de l’été 1966, où Pierre Koralnik avait tourné sur la plage de Deauville des scènes du film Anna, comédie musicale (écrite par Serge Gainsbourg).

Après un échange chaleureux avec un auditoire venu écouter ses souvenirs cinématographiques, Anna Karina a chanté pour lui :
“Sous le soleil exactement
Pas à côté, pas n’importe où
Sous le soleil, sous le soleil
exactement, juste en dessous
…”

Puis mes enfants sont repartis avec une photo dédicacée de cette comédienne qu’ils redécouvriront plus tard, quand ils tomberont sur un film représentatif d’un certain cinéma français. Ils diront alors quelque chose comme : “c’est cette femme que nous avions entendue chanter, quand nous étions petits, quelque part au bord de la mer”, puis ils passeront à autre chose. Elle, restera gravée sur la pellicule.

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Le 24e Sunday jazz loft s’habille tout en rouge

Pour cette dernière session, les recherches graphiques se sont laissées aller dans plein de directions, entre la traditionnelle invitation, les affiches & les “Save the date” fixes comme aminés.

SAVE THE DATE

SAVE THE DATE ANIMÉ

INVITATION

AFFICHES

Le Sunday jazz loft reste toujours un chouette terrain de recherches visuelles pour le graphiste que je suis.

Et si vous souhaitez découvrir le spécial Sunday jazz loft tout en rouge, c’est dimanche 15 décembre à 17h. Pour réserver : fb@fredblanc.com

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Un Sunday jazz loft tout en folies furieuses et dingueries créatives.

Je l’attendais depuis longtemps ce Sunday jazz loft, ce premier SJL thématique que j’imaginais différent des précédents, et je n’ai pas été déçu.

Je peux vous l’avouer maintenant que le concert est derrière nous, mes attentes étaient bien en deçà de ce que nous avons vécu hier.

J’ai adoré me faire surprendre à répétition.

C’était un objet lunaire, sans la moindre attache terrestre, dans un lieu inconnu où le mental a laissé toute sa place à notre écoute émotionnelle. Il fallait juste se laisser faire pour voyager. Et quand c’était le cas… mais vous le savez puisque vous y étiez – en tout cas certains d’entres vous.

Partir sur la thématique de la folie pour cette nouvelle version de SJL – quand on en est à la 23e session et que la formule précédente ne s’est même pas essoufflée – était un pari osé qui pouvait facilement glisser, soit dans du n’importe quoi, soit dans du sur-conceptuel.

Mais ce ne fut pas le cas. Ça ne pouvait pas être le cas avec trois énergumènes comme Francesco Bearzatti, Thierry Eliez et Médéric Collignon.

Trois écriveurs du présent, inscrits dans l’instant.

Chacun d’eux, perché d’une manière débridée sur une branche aux vibrations fragiles, nous a projetés dans l’illusion de dérapages et de glissements incontrôlés, grâce à sa capacité à accueillir de l’encore inconnu, pour eux comme pour nous.

Ce tout en commun imprévisible nous a ouvert un champ expérimental inimaginable en défrichant le terrain de la folie musicale et sonore : bruits et sons du quotidien, tapotis, cris et autres formes vocales étaient parties intégrantes de ce concert de fous. Ces fous que rien n’arrête jamais de relancer en boucle d’autres délires, libres de toute contrainte sociale.

Entouré d’instruments improbables, très jouets d’enfants en plastique coloré, Médéric est parti à plusieurs reprises, avec certains d’entre eux, dans des expérimentations qui semblaient d’autant plus sans queue ni tête qu’elles étaient maîtrisées dans des formes ouvertes à l’inattendu.

Surpris par certaines de ces propositions incongrues, Francesco n’arrivait pas toujours à jouer tellement il riait, comme nous d’ailleurs.

Imperturbable, mais de dos – il ne voyait pas la scène – Thierry laissait ses mains plonger dans un délire du maintenant et accompagner, suivre, précéder pianistiquement ce que nous recevions visuellement par les grimaces sonores de Médéric et les étonnements de Francesco.

Puis ils redescendaient tous les trois dans du plus conventionnel, si on peut le définir ainsi. Du standard de jazz plus mélodique, qui ne le restait d’ailleurs jamais très longtemps pour nous projeter indubitablement dans une jouissance mélomaniaque, tellement le niveau était haut en folie.

Pour changer d’air, Médéric a restitué d’une manière étrange mes poèmes sur des fous perdus dans leur chez eux souvent opaque. Il s’est mis à tailler dedans, à les gratter vocalement, à attraper du mot comme il venait. Dans ces découpages incongrus, il paraît que l’on entendait encore ma voix, m’a-t-on dit. Étrange. J’ai surtout découvert une forme nouvelle, déstructurée et réinventée par l’organe vocal collignonesque.

 

Mais je vous rassure, Francesco n’a pas fait que rire pendant ce SJL. Il est parti plus d’une fois à bout de souffle dans des échanges d’air respirant ce que lui donnaient ses deux compagnons de folie instantanée.

Compagnons que l’on a retrouvés à ses côtés, en rang d’oignons, lors d’un instant furtif, pour une conversation tout en scat.

Puis le détonant instrumental a refait surface jusqu’au bout du concert, pour finir dans du fou rire de musicos, au moment même où mon tour d’interpréter mes deux poèmes en fou incarné était venu à maturité.

Leurs rires de connivence ne cessaient pas. L’attention du public restait focalisée sur le trio, dans le coin au piano.

Seul au centre, il fallait que je prenne le dessus. Sur l’instant j’étais totalement déstabilisé. J’étais en train de prendre ma plus belle leçon de comédien en herbe, en live.

Je suis rentré dans leur jeu en me l’appropriant. C’était la seule chose à faire pour récupérer l’écoute générale et devenir fou, dans une montée d’émotions où le texte me suivait, me précédait, m’accompagnait avant qu’Esther, ma fille – en personnage miroir de ma folie – ne me jette au sol, en mots, puis en un geste brusque, me ramenant à la réalité dans un échange de regards vrais.

Cette réalité où Elia, mon fils, est sorti de derrière la caméra pour vêtir sa tenue de sketch-man, la voix douce, nous rappelant à quel point les Sunday jazz loft sont depuis le début une histoire de fous dont nous sommes tous les protagonistes. En nous faisant passer de la folie furieuse des musiciens à une folie contenue, la sienne, il a su déclencher une approbation de fous, accompagnée de rires tendres. Il paraît qu’il est bon – mon fou de fils – d’après certains d’entre vous, les fous des Sunday jazz loft.

Fous, on le sait maintenant.

Que va donc nous raconter Francesco lors du prochain SJL ? Moi je le sais. Vous, vous le découvrirez le 15 décembre prochain.

 

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Rien n’arrête un Sunday jazz loft, même pas le 22e

Que ce soit le dimanche de la finale annuelle d’un jeu de raquette pour compétition internationale, le dimanche du démarrage d’un festival de jazz en plein air quasiment gratuit ou un dimanche de week-end prolongé jusqu’au lundi soir, voire les trois en même temps, il y a toujours une place réservée pour les Sunday jazz loft dans l’agenda de ses aficionados.

Une place sur sièges de styles variables, avec programme posé sur leur galette en guise de décoration. Une place entre 17h et plus tard en fonction du temps que les participants mettent à ne pas avoir envie de partir. Une place et peut-être plus, si cette fois-ci ils ont eu envie de faire découvrir le Sunday jazz loft à l’un de leurs amis, pas plus mélomane que moi, mais désireux de savoir enfin ce qu’est un Sunday jazz loft.

La légende, puisqu’il y en a paraît-il une, à moins que ce ne soient que des bruits de couloirs, dit qu’un Sunday jazz loft ça se mérite. Et ceux qui ne le savent pas encore ne reviennent jamais investir l’un de nos sièges. Et c’est tant mieux, car les bonnes choses il faut se les garder.

Pour revenir aux sièges, ils sont descendus cette fois-ci à grande vitesse de leur nid sur terrasse, grâce à l’aide un nouveau venu, derrière la caméra, en remplacement de Matthieu, afin de réaliser la captation du concert. Étienne, ce dernier nouvel arrivé dans l’équipe organisatrice, en plus d’être un passionné de la prise de son, est un véritable maniaque de l’ordre comme du rangement, et c’est tant mieux.

À leur tour les préparatifs ont été allégés grâce au coup de main donné par deux Sunday jazz lofter, Agnès et François. Ces derniers ont aussi bien mis la main à la pâte en salade que les doigts sur machine à trancher le saucisson en rondelles fines.

Puis comme à son habitude le temps s’est accéléré, les participants et les musiciens sont arrivés les uns entre les autres, dans un joyeux mélange de balances musicales et de discussions, bonjours et autres salamalecs de circonstance.

Puis le temps du concert s’imposa de lui-même dans une douceur d’échanges musicaux où les dialogues se sont construits à trois.

Dialogues entre un homme contre-basse ne faisant qu’un avec son instrument, Riccardo Del Fra, professionnel connu et reconnu pour avoir joué très jeune et pendant neuf ans avec Chet Baker, comme il a su nous le rappeler dans une posture imprégnée de son importance professorale. Cet homme de maîtrise qui, avec une force de bouts des doigts, est fabuleusement connecté au présent et l’exprime dans des tirages de cordes et autres mouvements hypnotiques.

Dialogues avec Hans Olding, incrusté dans sa guitare électrique façon osmose amoureuse, quand il ne fait pas des grimaces étranges avec son visage si doux, alors qu’il caresse ses cordes sonores remplies d’une légèreté déroutante. Avec une autre guitare que celle utilisée lors de son premier passage aux SJL, une nouvelle guitare plus claire mais tout aussi élancée en féminité.

Dialogues avec Francesco Bearzatti, le maître musical de ces dimanches en loft, de ces concerts en appartement. Ce personnage hors pair, qui s’adapte à l’instant présent en dégainant soit son sax, soit sa clarinette, pour se placer dans la bonne couleur musicale proposée par ses deux compères dans ces maintenants en fabrication qui se succèdent.

Dialogues avec nous, qui n’avons qu’une seule envie, celle que ces expérimentations ne s’arrêtent jamais.

J’avais entendu entre deux portes d’avant concert une discussion où les musiciens évoquaient le fait qu’en l’absence de répétition préalable, ils allaient assurer en ne jouant que des standards. En guise de standards, je peux vous affirmer qu’ils nous ont embarqué durant plus d’une heure, aussi bien dans des contrées inconnues que dans des territoires indigènes, sans jamais traverser du morceau usé par trop d’écoutes.

Et quand l’un offrait à l’autre un moment de solo, l’autre le lui rendait avec la même générosité, avant qu’ils ne repartent tous ensemble dans des morceaux pour lesquels seuls les applaudissements nous rappelaient qu’il y avait une fin.

Une fin en groupe, avec les voix de Thierry Peala, Victoria Rummler et le sax de notre super amateur François Petavy, toujours aussi d’être heureux d’être là, son bec en bouche, entouré de grands professionnels.

Avant le chapeau, j’ai mis en mots sonores deux poèmes de mon cru, ceux présents dans le programme, que peu d’habitués lisent puisqu’ils savent qu’ils les entendront en fin de concert. Alors pourquoi produire un effort inutile, surtout le dimanche, avant de manger ? Depuis peu, le deuxième poème est joué en duo, avec ma fille Esther. Je ne peux pas vous décrire à quel point on se régale, en s’entraînant à le dire ensemble puis en l’exécutant devant vous, agrémenté de certaines de nos trouvailles, bonnes ou mauvaises.

Mon fils Elia quant à lui ne nous a pas fait de petit sketch cette fois-ci, pour cause de révision du bac. Ce sera j’espère pour la prochaine fois. Il est resté discrètement derrière la caméra, et comme celle-ci était placée plus en diagonale que les autres fois, il m’a dit s’être régalé à capter les expressions de chaque musicien.

Une fois le buffet dévasté ou presque, un pianiste – dentiste de profession – a mis une ambiance de fous et quand Francesco ne clarinettait pas, il dansait, chantait, délirait avec moi et avec d’autres, avant que je ne me mette à vendre à la criée son dernier disque, qu’il avait exceptionnellement apporté. Sept se sont vendus en moins de cinq minutes, un record absolu !

Puis voilà, tout le monde est parti, et je me suis mis à rêver au prochain. J’ai imaginé un SJL encore plus dingue que celui-ci. J’ai une piste sérieuse… On verra.

On se retrouve maintenant en octobre, vous me direz alors si nous sommes arrivés à être encore plus… que cette fois-ci.

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Bienvenue au futur 22e Sunday jazz loft

Francesco Bearzatti plonge dans l’impro jazz avec Riccardo del Fra et Hans Olding

Pour toute réservation : fb@fredblanc.com

On fera tourner le chapeau sur une base de 25 euros par personne

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1…, 2…, 3…, 21 Sunday jazz loft

Plus de deux dizaines de Concer-TE (prononciation à l’italienne) ont déjà vu le jour ou plutôt le soir d’un dimanche composé d’un nombre certain de fidèles. Si fidèles qu’une bonne partie sera présente lors du prochain, celui du 9 juin, pendant le week-end de la Pentecôte. À peine annoncé, déjà des inscrits…

Bonne nouvelle ! me voilà donc un peu allégé d’une partie de mes futurs préparatifs, les inscriptions. Vous savez, ces préparatifs qui redémarrent dès la fin du dernier Sunday jazz loft pour s’achever à l’arrivée du premier participant du prochain.

Chester Harlan

Cette période d’entre deux SJL où Francesco recherche le musicien avec qui il souhaite réaliser de nouvelles expérimentations.

Cette période où je sélectionne les photos du dernier concert en loft qui orneront les murs et les poutres dominicales.

Elia Blanc

Cette période où je torture ma faible mémoire afin de retenir deux de mes poèmes, colorés jazz, que je partagerai en fin de soirée. Petit jeu de comédie que je pousse plus loin – depuis peu – avec Esther… ma fille. Vous la connaissez, elle distribue à votre arrivée un badge estampillé local.

Patrick Lellouche et Pierre Levy

Cette période où je cherche quelle surprise je pourrais imaginer, quel changement je pourrais effectuer pour que notre évènement ne se sclérose pas.

Camille Cajate et Astrid Blanc Bouygues

Cette période où j’écris un petit compte rendu, vous voyez, celui qui est en train de défiler sous vos yeux, là, tout de suite.

Philippe Blanc et Pierre Levy

Ce compte rendu dans lequel je dépose quelques souvenirs de ce que nous avons vécu ensemble, si vous étiez des nôtres. Souvenirs rythmés par toute une série de rituels. Rituels bien connus des habitués, rituels qui nous propulsent dans une dimension parallèle.

Rituels qui nous ont entraînés dans “Le” Sunday jazz loft, de notre plein gré, chevauchant la guitare électrique de Chester Harlan, aussi rouge que calme, se reposant tout contre basse de Sava Medan, le regard au loin et les doigts courant sur ses cordes, se déposant au creux de l’arrondi du sax de Francesco Bearzatti. Sax qui parfois se transforme discrètement en clarinette, toujours plus sautillante de plaisirs.

Chester Harlan

Sava Medan

C’est sur la pointe des pieds que ce trio nous a embarqués avec sa générosité musicale dans son aventure. Voyage hors temps que nous nous sommes approprié avec évidence ; les yeux parfois fermés, le corps à bascule, le pied tapoti-tapotant le parquet foncé de notes sourdes & les oreilles aux aguets.

Nos oreilles grand ouvertes aux échanges entre interprètes, glissant sur le fil d’une impro à venir, d’une impro attendue, d’une improbable partition se désagrégeant avant de retrouver sa forme première.

Les sons exceptionnellement amplifiés des cordes leur ont donné une place plus centrale, où les vibrations de la basse se sont mélangées avec élégance à celles de la guitare électrisante, tout en se retrouvant au même niveau sonore que celles du sax.

Juste équilibre où l’on perçoit parfois une voix venue d’ailleurs, soit en forme d’onomatopée respirative ressemblant à un genre de « hummm », soit construite dans un franglais italianisant et s’interrogeant sur la composition suivante que le groupe d’un soir pourrait jouer.

Une invitation en forme de cliquetis instrumentalisés a donné ensuite la parole à une composition tout en rondeurs, puis la place à la composition de l’autre ou de l’un ou de l’autre, dans des échanges équilibrés, avant d’accueillir un monologue très sax bearzattien.

Astrid Blanc Bouygues

Elia Blanc et Esther Blanc

Et dans les nouvelles habitudes, nous avons entendu l’incontournable futur standard des SJL : “Meu amigo”, morceau composé lors de la dernière session pour les ”amis d’ici“ de Mister sax.

On aurait cru une fois de plus que les interprètes se connaissaient tous, tellement leurs échanges étaient fluides.

François Petavy et Francesco Bearzatti

Puis ce fut un déferlement des copains musiciens et chanteurs qui surgit, en forme d’encore jamais vu. Les uns après les autres puis tous ensemble, allant jusqu’à huit.

Victoria Rummler et Verioka

Thierry Peala & Victoria Rummler à la voix, François Petavy notre habitué de sax amateur, Toma Dimitriu au piano, mais aussi une nouvelle venue au SJL, amie de Thierry, Verioka à la guitare très Amérique du sud.

Francesco Bearzatti et Thierry Peala

De la folie débridée qui ne voulait pas qu’il y ait de fin à cette fin d’après-midi, pas plus que le public d’ailleurs qui, quand il n’applaudissait pas, riait à tout inattendu arrivé de nulle part d’autre que de la bonne humeur générale.

Quand j’ai dû prendre la parole pour ma traditionnelle intervention poémesque, Francesco m’a proposé différentes interprétations de “Meu amigo”. Elles m’ont propulsé dans une déstabilisation énergisante, finalement positive pour exprimer mon premier texte.

Pour le deuxième, Francesco s’est fait virer du piano par Toma Dimitriu aux doigts aimantés à la recherche désespérée des touches ivoires, sur lesquelles j’ai pu démarrer avec son accompagnement, avant qu’Esther ne m’enlève le chapeau de la tête, ce qui m’a coupé la parole d’un coup, alors je le lui ai repris pour la lui couper à mon tour, et ainsi de suite, à deux ou trois reprises.

Toma Dimitriu

Le Sunday jazz loft était fini ou presque, il restait encore le buffet gargantuesque comme à son habitude, puis l’after en forme de deuxième concert pour les happy few qui étaient restés avec nous. Mais là je ne pourrais pas vous en dire plus… c’est réservé aux happy few.

Mais vous en serez peut-être un lors du prochain, le dimanche 9 juin.

Yann Lemonier

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21e Sunday jazz loft – quand Francesco Bearzatti plonge dans l’impro jazz avec Chester Arlan & Sava Medan

3 février 2019 à 17h

Pour ceux qui ne se sont pas encore inscrits, il reste encore quelques places… mais plus pour longtemps !

Pour réserver : fb@fredblanc.com

#jazz #concertjazz #improvisation #musique #francescobearzatti #Fredblanc #byfredblanc @FrèdBlanc

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Quand le Sunday jazz loft fête sa vingtième édition

Si depuis le 1 avril il n’y avait eu aucune session des Sunday jazz loft, celle du mois dernier était bien particulière.

C’était le 2 décembre 2018. Le SJL était aux couleurs d’un anniversaire, celui du 20e concert : 20 rencontres bearzattiennes en moins de quatre ans.

Entre les surprises d’anniversaire des petits Blanc, celle d’Esther en duo avec son père puis celle d’Elia, et la surprise de Francesco Bearzatti, plus musicale, deux talentueux personnages sont venus raconter le jazz en loft aux côtés de Mister Francesco.

Michael Cheret – saxophoniste ténor – tout sourire et visage ouvert, est arrivé le premier, bien avant l’heure des balances, pour s’imprégner de l’ambiance du lieu, caressant son sax acier brillant de jeunesse.

Il fut rejoint peu après par son acolyte, Fred Nardin, un personnage doux, discret, qui s’est rapidement approché du piano pour s’approprier l’instrument dans un silence empli de calme qui n’allait pas durer.

Fred Nardin

Michaël Cheret

À l’heure qui était la sienne, Francesco, radieux, surgit de derrière la porte d’entrée, la barbe bien taillée et le tee-shirt coloré d’une tête de mort. J’étais ravi de le retrouver après ces quelques mois d’absence.

Francesco avait connu peu de temps auparavant Michael Cheret qui l’avait invité  à une master class. Quant à Fred Nardin, c’était la première fois qu’il le rencontrait. Pourtant, dès qu’ils eurent pris leurs instruments en main, ils se mirent à dialoguer avec une connivence digne des meilleurs amis du monde pour nous tranporter, entre classic jazz réinerprété et compositions signées Francesco.

La première surprise qui était loin d’être la dernière est tombée quand Francesco a annoncé le prochain morceau, spécialement écrit pour Matthieu Desport, notre infatigable cameraman-monteur, et pour moi, petite main de l’organisation. Quel beau cadeau et quelle musique – ce genre de musique qui nous embarque dans la folie de son auteur, avec humour et joie de vivre. Merci mon ami.

Le concert a continué avec cette même chaleur humaine, passant de chuchotements musicaux à des emballements de notes envoyées par l’un, récupérées par l’autre des improvisateurs, juste avant l’accueil du premier invité.

François Petavy, sax tenor amateur, s’est fondu à merveille dans un dialogue à trois sax, avec une joie intense faisant vibrer tout son corps en mouvement.

Avant l’invité suivant, Fred Nardin a repris la parole pianistique avec une dextérité exceptionnelle, pour nous caresser sensuellement avec ses interprétations légères et denses, venues d’un chez lui profond pour atterrir avec élégance au centre du salon.

Le deuxième invité fut un musicien extra-terrestre, aussi roumain que pianiste, qui planait au quinzième ailleurs, et en anglais. Il a aussi fait la joie de l’after, en jouant et rejouant des morceaux improbables avec Francesco, entre deux pauses cigarette. Mais cela, c’était plus tard.

Si au début du concert j’ai proposé à nos amis du public de sortir leur smart phone pour s’inscrire à la page instagram de mon fils #elia.blanc – qui du haut de ses 16 ans et d’une scène ouverte commence à se produire en stand up – j’ai aussi annoncé la création, par notre partenaire Jacques Pauper, de Couleurs Jazz radio. Et j’ai profité de ce temps d’avant SJL pour offrir un petit tirage numéroté et signé de l’affiche spéciale 20 ans à chacun d’entre vous – et une grande affiche pour Francesco. C’est toujours agréable de faire des cadeaux.

Une fois le concert achevé, ce fut le tour des mes traditionnels poèmes en musique. Après avoir lu mon premier poème, calé dans l’écoute sur les mains de Francesco au piano, j’ai démarré le second avec énergie jusqu’à ce qu’Esther, ma fille, se lève et me bouscule violemment pour prendre la place centrale, que j’essaye immédiatement de lui arracher, et qu’elle me reprend, à coups de coudes et de mots. Quel plaisir de jouer en famille, pour vous. On réitérera l’expérience.

Voilà maintenant qu’Elia sort de derrière la caméra et se place au centre de ce qui sert de scène sans estrade. Il est seul, face public. Dans sa décontraction d’ado cool, il  nous expose avec un humour décapant qui n’appartient qu’à cette jeunesse qui ne lui passera peut-être jamais, sa perception critique des Sunday jazz loft. Il croque au vitriol amical chacun des personnages clés de nos rendez-vous dominicaux. Les habitués rient, les nouveaux aussi.

Plein d’autres moments forts ont encore eu lieu durant la soirée, mais là j’atteins le buffet et ses fromages. Ayant la bouche pleine, je suis obligé de m’interrompre dans mon élan, politesse oblige.

Si vous avez envie de découvrir d’autres anecdotes très SJL, rendez-vous le 3 février pour la 21e session.

 

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Des vœux au couleurs du Japon

Découvrons ensemble 2019 #ByfrèdBlanc

Musique : #FrancescoBearzatti

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Une affiche pour le 20e Sunday jazz loft

20e Sunday jazz loft : Francesco Bearzatti plonge dans l’improjazz avec Fred Nardin & Michael Cheret

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Alain Jean-Marie dialogue avec Francesco Bearzatti au 19e Sunday jazz loft

Moins de trente minutes avant le début du 19e Sunday jazz loft, Francesco est sur place. Les premiers invités arrivent déjà, en avance, et s’installent tranquillement.

Je sais qu’il y aura beaucoup de monde pour cette session, peut-être même plus que jamais. Les inscriptions ont été abondantes, ce qui est d’autant plus étrange que nous étions le week-end de Pâques. Normalement Paris se vide lors d’un week-end prolongé. Cela semble inversement proportionnel pour les Sunday jazz lofts.

Peut-être que le nom d’Alain Jean-Marie y fut aussi pour quelque chose. Pianiste renommé, ayant joué avec les plus grands comme comme Chet Baker ou Max Roach, il est très apprécié sur le sol français. C’est avec lui que Francesco va jouer.

C’est un homme discret qui se faufile doucement entre les chaises en quinconce. Après avoir choisi sur quel tabouret il souhaitait s’installer face au piano, c’est avec une élégance toute particulière qu’il murmure des bribes de morceaux afin de se caler avec Francesco.

J’ai à peine le temps de prendre quelques photos que les voilà déjà en totale symbiose. Je devrais avoir l’habitude depuis le temps. Pourtant cette capacité exceptionnelle des musiciens de jazz à se “préparer” ainsi m’étonne toujours.

Alain Jean-Marie avec Thierry Eliez

La salle se remplit. Mes pronostics se confirment, elle est bondée. Sur des chaises, tabourets hauts ou bas, marches d’escaliers et même en posture debout, ils sont tous venus, et même plus, en comptant certains compères musiciens et chanteurs ayant fait la surprise à Francesco de leur présence.

Tout s’enchaîne rapidement. Matthieu n’étant pas libre ce jour-là, Elia, qui est accessoirement mon fils, est à la caméra principale – c’est une première -, moi à la caméra secondaire sans pour autant lâcher mon boîtier photo. A peine présentés, les musiciens, face public, la verrière dans le dos, basculent dans un jazz assez classique, qui porte toutefois en lui quelque chose de différent. Un rythme particulier, personnel, celui d’Alain Jean-Marie, je l’ai compris par la suite. Francesco est très concentré pour ne pas trahir les directions empruntées par le pianiste. Des sons que je n’avais jamais entendus auparavant sortent du saxophone. Je suis interloqué.

Elia Blanc à la caméra

Il émane des musiciens une douceur sonore qui perdure de morceau en morceau. Aucune des salves d’applaudissements, aussi expressive soit-elle, n’arrête les doigts du pianiste qui reste absorbé face à son clavier. Le sax se transforme en clarinette et les morceaux se succèdent avec une finesse d’interprétation inégalable.

Avant la fin que personne ne souhaite, Francesco invite Kay Bourgine qui nous chante une composition de son cru, dans une musicalité tout en subtilité. Quand Thierry Peala vient chanter à son tour, Alain Jean-Marie chuchote ses notes pour donner toute sa place à la délicatesse de ses cordes vocales. Nous sommes aux anges.

Francesco Bearzatti accompagne la voix de Thierry Peala

Kay Bourgine, imprégnée d’une pure concentration musicale

Avant que l’on ne ferme la 19e session avec mes deux poèmes enjazzés, Thierry Eliez vient endiabler notre piano d’étude qu’il connaît déjà fort bien. Pour la première fois, je lis mes poèmes accompagné par la clarinette de Francesco, j’ai plutôt envie de dire soutenu, propulsé par elle… et c’est grisant. Mais comment fait-il pour arriver à coller autant à mes mots, à mes intentions cachées, alors qu’il n’a entendu ces deux poèmes qu’une seule fois, rapidement, quelques heures auparavant ?

Esther Blanc aux commandes de l’Ipad pour filmer l’after

Je passe l’épisode du traditionnel chapeau, du rangement des chaises et de l’arrivée du buffet pour nous retrouver quelque temps après, quand il ne reste plus qu’une vingtaine de personnes. Francesco ressort sa clarinette, un Thierry se remet au piano tandis que l’autre Thierry se prépare à chanter.

Elia et moi attrapons les caméras ; Esther, ma fille, qui pendant le concert filmait le public avec un iPad, le reprend pour capter nos trois amis en train de se glisser dans un jazz débordant de vie et de folie. Une dernière impulsion de bonheur partagé clôture ce nouveau Sunday jazz loft…

Il paraît que nous n’en aurons pas d’autre avant l’été. Francesco est très pris en juin…

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Interview de Samy Thiebault après Laurent de Wilde

Mardi 16 oct. 2018 à 12h15 sur #Artdistrict-radio.com, je (#fredblanc) coanimerai l’émission #jazzinterview où nous interviewerons #Samythiebault sur son dernier album #Caribbeanstories, mais aussi sur plongée dans la musique vénézuélienne et ses influences musicales.

http://artdistrict-radio.com/

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Quand une ville parle en photos

Avec trois ans de collaboration entre le photographe Frèd Blanc & Ris Orangis, nous avons raconté le lien fort entre la ville et ses habitants, en traitant de sujets incontournables autour d’une grande thématique chaque année (les associations, les agents municipaux, le patrimoine
C’est déjà 33 reportages en ligne sur risenimages.com
Découvrez le reportage “Patrimoine et installations sportives”

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Ce soir et demain soir, ma femme Astrid Bouygues comme mon fils Elia Blanc jouent ensemble dans la pièce de théâtre “Habiter le temps” au Studio le Regard du Cygne.
Mardi 3 et mercredi 4 juillet à 20h.
C’est quasi complet, alors dépêchez-vous si vous voulez en être…

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19e Sunday jazz loft – Francesco Bearzatti invite Alain Jean-Marie

1 avril 2018 : 19e Sunday jazz loft
Francesco Bearzatti invite Alain Jean-Marie
pour réserver : fb@fredblanc.com
#francescobearzatti #byfredblanc #sundayjazzloft #fredblanc #alainjeanmarie

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Le 18e Sunday jazz loft, une date anniversaire

Pour les trois ans de cette aventure commune partagée avec des passionnés de jazz, avec les aficionados des Sunday jazz loft et avec les dubitatifs de cet événement aussi étrange qu’improbable, Francesco Bearzatti, le maître de musique, a invité un accordéoniste à se joindre à lui. C’est avec Camine Ioanna qu’ils ont défriché des chemins où l’inattendu s’est vite transformé en détonant, inimaginable et sur-puissant.

Vous y étiez, vous le savez. Pour les autres, il reste encore quelques photos de ce voyage dans une Europe musicale, à coup de paysages réappropriés par ces deux phénomènes qui se réinventent à chaque virage sonore.

Cela faisait déjà longtemps que Francesco voulait jouer avec un accordéoniste sans avoir trouvé chaussure à son pied, ou compatibilité de dates, voire un peu des deux.

Combien de fois, lors de nos traditionnels déjeuners dans le quartier chinois de Belleville, autour d’assiettes de raviolis grillés, il regrettait le refus de tel accordéoniste pour cause d’agenda surchargé.

Combien de fois ? Ce n’est arrivé que deux fois de partager les raviolis grillés de Belleville (qui sont d’ailleurs excellents). La dernière fois, je sentais bien que cette idée l’obsédait, autant qu’un Sunday jazz loft peut l’obséder à la hauteur de pas grand-chose sur l’échelle de ses concerts mensuels. Je savais toutefois qu’il finirait bien par pousser le destin dans ses retranchements les plus harmoniques.

Ce fut ce dimanche-là, le 28 janvier 2018. L’heureux élu pour les trois ans de la création des Sunday jazz loft fut Carmine Ioanna, comme si Francesco avait choisi cette date pour nous souffler du phénoménal.

Quelques semaines auparavant, j’avais découvert sur la toile un concert rapprochant les deux musiciens. Ce fut pour moi un véritable avant-goût de leur duo, où chacune de leurs propositions les embarquait beaucoup plus loin que ce que notre imagination est prête à concevoir. Et pourtant aux Sunday jazz loft nous ne sommes pas avares de délires en tous genres.

Ce fameux dimanche, à l’heure dite, le piano du pauvre tout de neuf vêtu attendait l’arrivée de ces deux personnages hors-norme au centre du loft, dans l’espace surbooké comme jamais…. Peut-être les mélomanes et autres amoureux de Francesco avaient-ils été tenus au courant, par anticipation et dans un autre espace temps, de la qualité à venir de cette rencontre.

A peine arrivés face à nous, les deux musicos se sont glissés immédiatement dans une connivence exacerbée, dans un quelque chose qui dépassait le simple dialogue. Ils ne formaient qu’un, une même voix à deux organes, offrant des propositions opposées, et pourtant se croisant, avant de sauter vers un autre registre puis une musique venue d’ailleurs, rebondissant vers des couleurs somme toute improbables. Thèmes classiques ou tsiganes, yiddishs ou traditionnels, ce fut quelque chose comme cela… Plus que des réinterprétations, de véritables recréations en live. Parfois ils ne savaient pas exactement ce qu’ils jouaient, ce fut même le public qui donna le titre d’un des morceaux réinventés.

Et là, vous n’avez que le point de vue d’un mélomane du dimanche après-midi et sa retranscription de néophyte. Alors tentez d’imaginer ce que nous avons vécu… dans la vraie vie. Mais cette expérience commune est-elle partageable autrement qu’avec des instruments de musique ?

Comme à chaque fois, vers le début de soirée, au moment où plus personne n’a envie que la danse des sons ne s’arrête, Francesco a proposé aux musiciens présents dans le loft de venir les rejoindre. À mon grand plaisir, Eric Capone puis Antoine Hervé ont roulé leurs doigts avec brio sur notre piano d’étude, puis François Pétavy, notre amateur préféré, s’est à son tour prêté au jeu, avant que je ne dise, au rythme de l’accordéon, deux de mes poèmes revisitant le Sunday jazz loft précédent.

Avant d’atterrir totalement, nous avons plané dans un after à la hauteur du concert. Accompagnée au piano par sa fille Frida Bollani, Petra Magoni, une chanteuse à l’énergie débordante, nous a embarqués dans une deuxième partie de soirée magnifique, pendant laquelle un pianiste s’est mis à l’accordéon, un saxophoniste au piano, un Thierry Eliez au piano ce qui est plus normal, sans parler des voix de chacun qui se sont déliées dans une bonne humeur généralisée.

Alors la prochaine fois, on remet ça avec vous. Ce sera le 1er avril.

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Donner pour recevoir

Un mardi matin, ça aurait pu être un autre jour de la semaine d’ailleurs que cela n’aurait rien changé, j’ai reçu un mail, qui de prime abord pourrait sembler étrange, s’il était le premier écrit dans ce style plutôt direct. Je cite : “Bonjour, j’aimerais te parler discrètement, Isabelle”.

Comme je n’avais pas de temps devant moi, c’est toujours les moments où l’on est le plus créatif, je lui ai répondu.

Chère Isabelle, si tu t’appelles bien Isabelle,
Je m’interroge sur les raisons qui te font t’adresser à moi, comme tu le dis “discrètement”, alors que tu prends la parole sur la place publique en écrivant à un nombre certain d’internautes “cachés” qui reçoivent la même missive, pardon, je viens d’employer un mot que tu ne connais sûrement pas : “missive”.

Je me reprends donc : en écrivant à un nombre certain d’internautes “cachés” qui reçoivent le même message, pour entrer en contact avec ces personnes que tu ne connais même pas. Alors je m’interpelle, pourquoi un tel acharnement de ta part pour vouloir contacter, avec toute ta discrétion publique, des personnes que tu ne veux même pas mettre en contact ? Ne vivons-nous pas à l’époque des réseaux sociaux ?

Peut-être est-ce lié à une timidité maladive ? Dommage, nous aurions pu créer ”l’Association de soutien à Isa”, en toute discrétion comme tu l’imagines bien. J’ai employé volontairement le diminutif Isa, plutôt que le nom Isabelle. Il est certes plus familier, mais émotionnellement plus efficace pour toucher ta future audience.

Je suppute toutefois la raison qui te fait t’adresser à tant de gens, sans les nommer.

Peut-être est-ce pour soutirer à chacun d’entre nous un peu de ce temps qui nous est si cher. Voire, si malencontreusement tu étais cupide, pour nous soutirer de l’argent. Cette chose qui devrait faire avancer, selon certaines croyances, ton monde tout riquiqui, faire grossir ton portefeuille sur-usé, et vider le nôtre en cuir doublé, si discrètement… élégance oblige.

Pour cela, il faudrait que l’un d’entre nous tombe sous le charme de ton baratin pleurnichard que tu ne m’as pas encore servi, faute d’échange et de temps.

Malheureusement mon instinct me dit que derrière ton mail se cache un attrape-couillon, à la manière de toutes ces astuces illégales qui fleurissent sur le net, déversées par de petits escrocs, au profil qui je pense t’est familier, et qui recherchent leur pigeon, sans jamais avoir pu atteindre le statut honorifique de détrousseurs professionnels.

Il ne te reste donc plus qu’à continuer à chercher des oreilles culpabilisables, avec une main prête à dégainer leur portefeuille.

Malheureusement, ce ne seront pas les miennes. Ni mon oreille, ni ma main plongée dans mon larfeuille aux petites pièces que tu aimerais tant m’extorquer.

Je te souhaite tout de même de marcher droit dans tes baskets, tout en te regardant droit dans la glace, mais fais gaffe de ne pas te la prendre dans la gueule. Un conseil, si malheureusement cela devait tout de même arriver, éclate-toi la gueule “discrètement”.

Bien à toi,

Moi c’est Gérard, Paul ou André. Tu sais celui que tu prends pour un vrai con, mais qui te vois arriver à des kilomètres lancés, prête à t’écraser contre le mur des pipoteurs et malfrats de quatre sous.

P. S. : si tu penses que mes conseils t’ont été d’une quelconque aide, n’hésite pas à me demander mes coordonnées bancaires afin de me faire un don. Grâce à ta générosité aveugle, tu pourras parrainer une personne dans le besoin, à qui je transmettrai quelques clés de réussite et de succès, comme je viens de le faire pour toi, gratuitement et sans mécène, en plus.

 

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19e Sunday jazz loft – Save the date – 1er avril 2018

Francesco Bearzatti invite… vous le saurez bientôt.

…et pour la première fois, une image en couleurs du dernier Sunday jazz lot avec
Carmine Ioana comme invité de Francesco Bearzatti.

Réservation : fb@fredblanc.com

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Didier Lockwood s’est envolé

Sur la scène de la Villette, le 28 avril 2011,

ils étaient plusieurs 
Didier Lockwood à lui tout seul pour faire virevolter son violon au dessus de la scène, des musiciens, des spectateurs.

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Art district-radio – interview de Frèd Blanc sur les Sunday jazz loft

lien avec la page de l’émission

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Le soleil n’a pas été un véritable concurrent pour le 17e Sunday jazz loft

Les préparatifs de ce Sunday jazz loft se sont déroulés avec beaucoup de douceur, dans une totale harmonie, cette harmonie si rarement présente dans les heures qui précèdent les évènements.

 

Tout était bien en place, au bon moment, pour que cette journée se déploie encore mieux que nous ne pouvions l’imaginer. Ce qui fut réellement le cas. Aucun dérapage ni accélération de dernière minute, juste une succession de moments inédits.

Matthieu était déjà passé en début d’après-midi placer les caméras pour la captation vidéo. À sa venue, j’avais déjà finalisé la préparation du buffet. La cuisine était propre, le pain coupé.

Francesco, le maître de la musique, est arrivé très tôt cette fois-ci. Si tôt qu’il était même en avance, un véritable exploit pour cet homme qui vit à un rythme où les heures semblent plus élastiques pour lui que pour les autres.


Même si cela ne devait finalement pas servir à grand chose – mais je ne le savais pas encore – nous avons pu répéter tranquillement mes deux traditionnels poèmes, ces textes que j’allais dire en fin de concert sur ses impros au piano.

Cette répétition flash m’a toutefois permis de placer ma voix dans cet espace encore vide de monde, mais déjà plein d’une belle énergie et d’un nombre certain de chaises en attente de compagnons.



Le temps d’une éclipse éclair afin de me rafraîchir et de me glisser dans une tenue très Sunday jazz loft, et j’entendais déjà le piano s’exprimer, dirigé par les doigts agiles de Giovanni Mirabassi. La séance de répétions venait de commencer.

Je gravis d’un coup les quelques marches qui nous séparaient et je commençais tranquillement mes premières photos, ce qui me permit d’assister, une fois n’est pas coutume, au choix des morceaux qu’ils allaient offrir à nos oreilles gourmandes de leurs échanges artistiques.

16h50, le premier invité était là, puis les autres suivirent dans une lenteur très estivale, qui s’étala jusqu’à une heure tardive, sans violence. Il fallut même que j’aille chercher une grande partie du futur public sur la terrasse extérieure, pour qu’il remplisse le salon de musiques à venir.



Après mes quelques mots d’introduction, les échanges Bearzatti-Mirabassi allaient démarrer, quand Francesco nous apprit ceci : depuis que sa clarinette avait fait le bonheur d’un personnage pas vraiment honnête, il n’avait plus trouvé chaussure à son pied, ou plutôt clarinette à son bec. Il n’était donc venu accompagné que de son sax, une déception pour certains, vite effacée au lancement de la première note, qui emplit tout l’intérieur du loft.



Ça y était, nous venions de basculer sans nous en rendre compte au pays des SJL, entre ces jeux d’harmonies-dissonances saxophonistes et ces chuchotements vocaux accompagnant des doigts tout piano, entrecoupés de claquements manuels réalisés par toute une série de couples de mains pleines de bonheur.

Puis le rythme se déploya, les sons s’amplifièrent et les musiciens frôlèrent le 7e ciel du sixième étage.



Tic-Touc-Tac en sax, puis Tac-Tic-Touc en piano, avant que les superpositions de Tac-Touc ou Tic-Toc accueillent une femme tout cheveux rouges, qui se mit à faire chanter le sol à coup de claquettes sous chaussures blanches et jupe volante en tulle. Tic, Touc, Tac, Toctoc sans fin annoncée, sur les départs successifs en caravanes de Tocs-Tics et de Toucs-Tacs appartenant à Ghislaine Avan.



Que d’images musicales en tête ! Clic-clac, une fois de plus dans la boîte, mais au niveau des pieds cette fois-ci, même des semelles.



Après la phase des standards refermée par un solo de sax au touché reconnaissable entre tous, vint le temps d’une composition de Giovanni Mirabassi en première mondiale, un morceau qu’il venait tout juste d’écrire la semaine précédente.



Comme Francesco avait besoin d’un pupitre il prit ma fille, Esther, dans le rôle du “tiens-moi la partition que je ne connais pas encore”. Nous avons donc eu la chance, en première mondiale une fois de plus, d’être en présence d’un pupitre humain, qui de plus rigole.



Puis des Pim Pam Pom, respirations et squats de Victoria Rummler accompagnèrent les musiciens, ou l’inverse, dans une ivresse de fin de concert jusqu’à plus soif de sons, avant de plonger dans une musique italienne, la dernière, celle d’un été d’octobre, du nom d’Estate, un été en italien.



Francesco m’a ensuite appelé pour que je dise mes deux poèmes-souvenirs du dernier Sunday jazz loft, et j’ai eu la surprise de voir Thierry Eliez, qui venait de jouer Smile de Charlie Chaplin avec Francesco et Victoria, rester au piano.



J’ai dû m’adapter à d’autres mains qui allaient improviser peu importe quoi, et au lieu d’être inquiet, je me suis envolé. Je ne sais pas si ce que j’ai interprété était intéressant, mais ce que je sais, c’est que je me suis amusé…

Le bonheur du Sunday jazz loft ne faisait que prendre toute sa place, et il continua à s’installer avec des bœuf post-concert autour du piano, où de plus timides se mirent à chanter ou à guitariser, formant un groupe encore plus intime… pendant que d’autres dansaient jusqu’à en vider toute l’énergie qui leur restait, avant le prochain SJL, avec vous ses aficionados.

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Une énergie incandescente

Il était entré
dans ma vie
alors que j’étais
trop petit, sans
que je fasse rien,
sans qu’il en
sache rien.
Parrain d’un très
proche, idole de
tous, depuis la
génération d’avant
jusqu’à celle d’après,
il s’est assis un soir
à notre table
familiale, amicale,
dans la montagne,

mais n’est jamais
venu saluer les
enfants dont je
faisais partie, enfants
que l’on avait
couchés avec une
promesse
d’endormissement
magique qui n’est
pas apparue. Alors

j’ai couru après
son image, en plus
de sa voix, image
que j’ai pu fixer
furtivement lors
de croisements
exceptionnels,
où il était là face
à moi, sans savoir
que c’était moi, qui
attendait encore
son bonsoir, ce
bonsoir que
je lui rends ce soir.

Johnny Hallyday

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”Agir Jazz” : le colloque où Frèd Blanc évoquera les Sunday jazz loft

Jeudi prochain à 16 heures, je me préparerais pour prendre la parole au colloque universitaire organisé par Esthétique jazz de la Sorbonne Nouvelle, où j’évoquerais l’aventure des #Sundayjazzloft débutée il y a bientôt trois ans.

Cette table ronde aura lieu au Centre de Wallonie Bruxelles :
46, rue Quinquampoix 75004 Paris

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Jean Rochefort, comme un poisson dans l’eau

C’était à une époque bien loin d’ici, où je m’étais approché d’un peu près, l’espace de pas très longtemps, de ce territoire bien délimité qui est celui du cinéma.

C’était à mes débuts, quand je me suis frotté à ces personnages, comédiens comme réalisateurs, aussi étranges que leurs films et que les histoires dans lesquelles ils s’immergent des mois durant, finissant par mélanger la réalité et la fiction.

C’était dans un café du 17e arrondissement, quand Philippe Haïm, metteur en scène de “Barracuda”, a reçu la réponse positive de Jean Rochefort, qui allait incarner le personnage principal dans son huis clos.

C’était après une explosion de joie et avant de poursuivre nos échanges sur des points de direction artistique.

C’était en Allemagne, dans un hangar reconverti en studio de cinéma, que se trouvait la maison de cet homme à la moustache bien affirmée, vivant avec une femme en plastique qu’il avait présentée à son voisin, avec un peu beaucoup d’instance.

C’était Guillaume Canet le voisin, un jeune comédien sur le plateau de son premier film, qui savait déjà où il se dirigeait, avant de diriger les autres.

C’était une affiche étrange pour parler d’un film étrange, réalisée avec Régis Guérin dit The Rageman, ou Rage, ou…. C’était une affiche où un poisson rouge s’est fait prendre au piège dans un bocal trop petit. C’était un poisson rouge face à un barracuda.

C’était un film, une expérience humaine, une rencontre avec un monstre du cinéma qui faisait confiance aux jeunes.

C’est du passé à se remémorer entre amis.

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Francesco Bearzatti invite Giovanni Mirabassi – 17e Sunday jazz loft

inscription pour le 15 octobre : fb@fredblanc.com

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Gisèle Casadesus, une rencontre furtive mais intense

Un jour d’octobre 2010, mon fils Elia Blanc, qui n’avait alors que neuf ans, a joué dans un film avec Gisèle Casadesus. Il en est resté quelques images, dont celle-ci…

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Le 16e Sunday Jazz loft à la vitesse pleine de vie

Le jour d’après un Sunday jazz loft n’est définitivement pas un jour comme les autres. Je peux vous en parler en connaissance de cause, j’étais présent lors des 15 précédents puisque que je les organise.

Il faudrait être totalement malade pour passer 15 jours à mettre au point, dans les moindres détails, ces après-midis dominicales, si élastiques qu’elles s’achèvent au beau milieu de la nuit, et ne pas y assister.

Être malade pour partir quand les invités arrivent, pour cause de fatigue extrême et parce que : “quand même je travaille tôt demain et il faut accompagner les enfants à l’école”.

Être malade pour quitter ce lieu festif grâce à un mot d’excuse de ma femme qui atteste que je ne raconte pas n’importe quoi malgré mon état visiblement pas net.

Être malade pour guetter le dernier départ des invités, caché dans le sombre de la rue d’en bas du loft, puis remonter en catimini afin de ranger l’appartement dans la solitude du vide d’après fête.

Il faudrait être malade.

Ces lundis post concerts, hors du temps, sont comme toujours accompagnés d’un silence particulier, donnant un goût étrange à cette journée en devenir autrement, à la vitesse d’un “j’ai du temps pour me laisser aller à me souvenir”.

Ces matinées rythmées de silences de vie, aux images sonores, défilent dans un ralenti de mémoire pas toujours si clair.

Hier quand nous nous trouvions tous ensemble pris dans le tourbillon du Sunday jazz loft, elles allaient bien trop vite toutes ces sensations superposées qui auraient pu s’annuler, s’il n’y avait pas eu le jour d’après pour se rappeler à la réalité de ce passé encore tout chaud d’un jazz généreux.

Pourtant, plus ce lundi avance dans sa journée pas aussi sérieuse qu’elle devrait, et plus les faits de la veille s’obscurcissent. Ce qui reste incroyablement vivant, c’est cette énergie positive, qui pousse à y retourner au plus vite, au Sunday jazz loft.

Revivre ce dialogue, si éclatant, entre deux bouches en sax, baryton et ténor, puis alto et ténor, où l’évidence de parler la même langue s’est jouée devant nous, dans cette culture européenne, portée par Francesco Bearzatti et Jean-Charles Richard.

Se faire perdre à nouveau dans la finesse du toucher pianistique de Nicola Sergio, avec une tendresse d’interprétation qui ressemble, pour ce que j’ai pu découvrir, au caractère de l’homme.

Repartir mentalement, dans une jam totalement débridée, avec cette liberté vocale de notre chère Camille Bertault, et l’intensité du jeu de Thierry Eliez, qui aime tant pousser dans ses retranchements notre piano d’étude.

Se laisser caresser à nouveau par les intonations très américaines de Kay Bourgine, qui en plus d’être chanteuse de jazz, est une des fidèles des Sunday jazz loft.

Se souvenir de cette première où un amateur, averti certes mais amateur tout de même, François Petavi, est venu se frotter à cette famille des pros du toujours plus loin…

Se rappeler que c’est long la fin, quand on a le trac de dire deux de ses poèmes, sans les lire. Que le concert est sublime, mais long, mais long quand on a toujours le trac de juste poser ses mots sur la musique d’un Francesco au piano – oui, au piano ! Mais il sait tout faire cet homme-là…

Et goûter à nouveau à l’after, entre happy few, où Patrick Borg, comédien de son état proche de la folie, a lu avec Astrid, madame ma femme, des poèmes de Prévert et de Norge, en alternant les vers. Avec leurs voix si différentes ils ont créé une lecture étonnante, assise sur les notes du… tiens mais c’est à nouveau Thierry Eliez au piano.

Il faudrait être vraiment malade pour vivre tout cela, et que le lendemain d’un Sunday jazz loft reste un jour comme tous les autres.

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3/3 – Portrait de fin

Stanley Greene 1949 – 2017

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2/3 – Ce fut la dernière fois

Il vient de partir
plus loin que
derrière ses
lunettes noires,
toutes rondes,
plus loin que
les guerres de
l’autre bout
du monde,
qu’il a couvertes,
recouvertes de
ses photos, très
noires, de son
béret très black,
panther.

Il est parti d’un
coup, d’un coup
de lame de
rasoir, de 10 ans
plus tôt, qui l’a
mis à genoux, cet
homme très noir
qui revenait tout
juste de Russie,
la semaine d’il
y a si peu de temps,
quand nous avions
repris contact avec
l’aide du hasard, pour
le fixer à nouveau
en images de vies,
en portrait reportage.

Mais l’image est
morte, sauf dans
ma mémoire de
ce grand homme,
de ce monsieur
Greene, errant, à
contre-courant,
dans le décalage
horaire du quartier
Montorgueil, où
il m’a laissé seul,
avec sa carte de visite,
tout aussi noire,
inutile à l’avenir
d’un autre portrait.

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1/3 – Une pensée pour Stanley Greene

En apprenant aujourd’hui le décès de ce grand reporter de guerre, je suis resté stupéfait. Je l’avais croisé il y a quelques semaines et il avait accepté que je continue à réaliser son “portrait reportage”, comme je les appelle.

Je venais tout juste de ressortir sa carte de visite pour me décider à l’appeler.
Je voulais me rendre en dehors de Paris pour le prendre en photo au milieu de ses archives.

Mais c’est trop tard.

Je me suis donc plongé dans mon fonds photo pour retrouver quelques images de lui.

Fin de l’histoire.

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Affiche de tête # 1 : liker c’est love

Liker c’est bien, partager c’est mieux, participer c’est love.

Francesco Bearzatti invite Jean-Charles Richard & Nicola Sergio
Dimanche 14 mai 2017 à 17h
Pour réserver : fb@fredblanc.com

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Le 16e Sunday jazz loft aux couleurs de l’Italie, entre performances & petites surprises…