Une énergie incandescente

Il était entré
dans ma vie
alors que j’étais
trop petit, sans
que je fasse rien,
sans qu’il en
sache rien.
Parrain d’un très
proche, idole de
tous, depuis la
génération d’avant
jusqu’à celle d’après,
il s’est assis un soir
à notre table
familiale, amicale,
dans la montagne,

mais n’est jamais
venu saluer les
enfants dont je
faisais partie, enfants
que l’on avait
couchés avec une
promesse
d’endormissement
magique qui n’est
pas apparue. Alors

j’ai couru après
son image, en plus
de sa voix, image
que j’ai pu fixer
furtivement lors
de croisements
exceptionnels,
où il était là face
à moi, sans savoir
que c’était moi, qui
attendais encore
son bonsoir, ce
bonsoir que
je lui rends ce soir.

Johnny Hallyday

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”Agir Jazz” : le colloque où Frèd Blanc évoquera les Sunday jazz loft

Jeudi prochain à 16 heures, je me préparerais pour prendre la parole au colloque universitaire organisé par Esthétique jazz de la Sorbonne Nouvelle, où j’évoquerais l’aventure des #Sundayjazzloft débutée il y a bientôt trois ans.

Cette table ronde aura lieu au Centre de Wallonie Bruxelles :
46, rue Quinquampoix 75004 Paris

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Jean Rochefort, comme un poisson dans l’eau

C’était à une époque bien loin d’ici, où je m’étais approché d’un peu près, l’espace de pas très longtemps, de ce territoire bien délimité qui est celui du cinéma.

C’était à mes débuts, quand je me suis frotté à ces personnages, comédiens comme réalisateurs, aussi étranges que leurs films et que les histoires dans lesquelles ils s’immergent des mois durant, finissant par mélanger la réalité et la fiction.

C’était dans un café du 17e arrondissement, quand Philippe Haïm, metteur en scène de “Barracuda”, a reçu la réponse positive de Jean Rochefort, qui allait incarner le personnage principal dans son huis clos.

C’était après une explosion de joie et avant de poursuivre nos échanges sur des points de direction artistique.

C’était en Allemagne, dans un hangar reconverti en studio de cinéma, que se trouvait la maison de cet homme à la moustache bien affirmée, vivant avec une femme en plastique qu’il avait présentée à son voisin, avec un peu beaucoup d’instance.

C’était Guillaume Canet le voisin, un jeune comédien sur le plateau de son premier film, qui savait déjà où il se dirigeait, avant de diriger les autres.

C’était une affiche étrange pour parler d’un film étrange, réalisée avec Régis Guérin dit The Rageman, ou Rage, ou…. C’était une affiche où un poisson rouge s’est fait prendre au piège dans un bocal trop petit. C’était un poisson rouge face à un barracuda.

C’était un film, une expérience humaine, une rencontre avec un monstre du cinéma qui faisait confiance aux jeunes.

C’est du passé à se remémorer entre amis.

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Francesco Bearzatti invite Giovanni Mirabassi – 17e Sunday jazz loft

inscription pour le 15 octobre : fb@fredblanc.com

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Gisèle Casadesus, une rencontre furtive mais intense

Un jour d’octobre 2010, mon fils Elia Blanc, qui n’avait alors que neuf ans, a joué dans un film avec Gisèle Casadesus. Il en est resté quelques images, dont celle-ci…

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Le 16e Sunday Jazz loft à la vitesse pleine de vie

Le jour d’après un Sunday jazz loft n’est définitivement pas un jour comme les autres. Je peux vous en parler en connaissance de cause, j’étais présent lors des 15 précédents puisque que je les organise.

Il faudrait être totalement malade pour passer 15 jours à mettre au point, dans les moindres détails, ces après-midis dominicales, si élastiques qu’elles s’achèvent au beau milieu de la nuit, et ne pas y assister.

Être malade pour partir quand les invités arrivent, pour cause de fatigue extrême et parce que : “quand même je travaille tôt demain et il faut accompagner les enfants à l’école”.

Être malade pour quitter ce lieu festif grâce à un mot d’excuse de ma femme qui atteste que je ne raconte pas n’importe quoi malgré mon état visiblement pas net.

Être malade pour guetter le dernier départ des invités, caché dans le sombre de la rue d’en bas du loft, puis remonter en catimini afin de ranger l’appartement dans la solitude du vide d’après fête.

Il faudrait être malade.

Ces lundis post concerts, hors du temps, sont comme toujours accompagnés d’un silence particulier, donnant un goût étrange à cette journée en devenir autrement, à la vitesse d’un “j’ai du temps pour me laisser aller à me souvenir”.

Ces matinées rythmées de silences de vie, aux images sonores, défilent dans un ralenti de mémoire pas toujours si clair.

Hier quand nous nous trouvions tous ensemble pris dans le tourbillon du Sunday jazz loft, elles allaient bien trop vite toutes ces sensations superposées qui auraient pu s’annuler, s’il n’y avait pas eu le jour d’après pour se rappeler à la réalité de ce passé encore tout chaud d’un jazz généreux.

Pourtant, plus ce lundi avance dans sa journée pas aussi sérieuse qu’elle devrait, et plus les faits de la veille s’obscurcissent. Ce qui reste incroyablement vivant, c’est cette énergie positive, qui pousse à y retourner au plus vite, au Sunday jazz loft.

Revivre ce dialogue, si éclatant, entre deux bouches en sax, baryton et ténor, puis alto et ténor, où l’évidence de parler la même langue s’est jouée devant nous, dans cette culture européenne, portée par Francesco Bearzatti et Jean-Charles Richard.

Se faire perdre à nouveau dans la finesse du toucher pianistique de Nicola Sergio, avec une tendresse d’interprétation qui ressemble, pour ce que j’ai pu découvrir, au caractère de l’homme.

Repartir mentalement, dans une jam totalement débridée, avec cette liberté vocale de notre chère Camille Bertault, et l’intensité du jeu de Thierry Eliez, qui aime tant pousser dans ses retranchements notre piano d’étude.

Se laisser caresser à nouveau par les intonations très américaines de Kay Bourgine, qui en plus d’être chanteuse de jazz, est une des fidèles des Sunday jazz loft.

Se souvenir de cette première où un amateur, averti certes mais amateur tout de même, François Petavi, est venu se frotter à cette famille des pros du toujours plus loin…

Se rappeler que c’est long la fin, quand on a le trac de dire deux de ses poèmes, sans les lire. Que le concert est sublime, mais long, mais long quand on a toujours le trac de juste poser ses mots sur la musique d’un Francesco au piano – oui, au piano ! Mais il sait tout faire cet homme-là…

Et goûter à nouveau à l’after, entre happy few, où Patrick Borg, comédien de son état proche de la folie, a lu avec Astrid, madame ma femme, des poèmes de Prévert et de Norge, en alternant les vers. Avec leurs voix si différentes ils ont créé une lecture étonnante, assise sur les notes du… tiens mais c’est à nouveau Thierry Eliez au piano.

Il faudrait être vraiment malade pour vivre tout cela, et que le lendemain d’un Sunday jazz loft reste un jour comme tous les autres.

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3/3 – Portrait de fin

Stanley Greene 1949 – 2017

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2/3 – Ce fut la dernière fois

Il vient de partir
plus loin que
derrière ses
lunettes noires,
toutes rondes,
plus loin que
les guerres de
l’autre bout
du monde,
qu’il a couvertes,
recouvertes de
ses photos, très
noires, de son
béret très black,
panther.

Il est parti d’un
coup, d’un coup
de lame de
rasoir, de 10 ans
plus tôt, qui l’a
mis à genoux, cet
homme très noir
qui revenait tout
juste de Russie,
la semaine d’il
y a si peu de temps,
quand nous avions
repris contact avec
l’aide du hasard, pour
le fixer à nouveau
en images de vies,
en portrait reportage.

Mais l’image est
morte, sauf dans
ma mémoire de
ce grand homme,
de ce monsieur
Greene, errant, à
contre-courant,
dans le décalage
horaire du quartier
Montorgueil, où
il m’a laissé seul,
avec sa carte de visite,
tout aussi noire,
inutile à l’avenir
d’un autre portrait.

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1/3 – Une pensée pour Stanley Greene

En apprenant aujourd’hui le décès de ce grand reporter de guerre, je suis resté stupéfait. Je l’avais croisé il y a quelques semaines et il avait accepté que je continue à réaliser son “portrait reportage”, comme je les appelle.

Je venais tout juste de ressortir sa carte de visite pour me décider à l’appeler.
Je voulais me rendre en dehors de Paris pour le prendre en photo au milieu de ses archives.

Mais c’est trop tard.

Je me suis donc plongé dans mon fonds photo pour retrouver quelques images de lui.

Fin de l’histoire.

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Affiche de tête # 1 : liker c’est love

Liker c’est bien, partager c’est mieux, participer c’est love.

Francesco Bearzatti invite Jean-Charles Richard & Nicola Sergio
Dimanche 14 mai 2017 à 17h
Pour réserver : fb@fredblanc.com

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Le 16e Sunday jazz loft aux couleurs de l’Italie, entre performances & petites surprises…

Découvrez le compte rendu du 15e Sunday jazz loft en cliquant ici

Pour les personnes qui n’ont pas encore l’ouvrage, n’hésitez pas à le commander :
fb@editionsdeouf.com
/ (42 € + frais de port)

Francesco Bearzatti jouera en petit comité avec Jean-Charles Richard & Nicola Sergio

Pour réserver :
– fb@fredblanc.com
http://mailchi.mp/239a5ca90a05/16e-sunday-jazz-loft-mai-2017?e=%5BUNIQID%5D

 

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15e Sunday jazz loft : Et si tout cela était vrai

Pas un, ce qui était déjà inenvisageable de prime abord, ni deux, ce qui aurait été totalement fou, ni cinq, ni dix, mais quinze : avant-hier ce fut le quinzième Sunday jazz loft. Il semblerait donc que cette aventure perdure. A moins que tout cela ne soit qu’une grande illusion qui se répète depuis trois ans déjà dans nos têtes, ou peut-être juste dans la mienne.

Il y a pourtant des traces, je le crois en tous cas : des enregistrements, des photos, des compte rendus – ceux que je publie sur mon blog, vous savez, celui auquel vous n’êtes pas encore inscrit : http://www.fredblanc.com. Mais si une fois encore tout cela n’était qu’une illusion, si ces Sunday jazz loft n’avaient pas cours dans la vraie vie, vous savez celle où tout est sérieux, grave et immuable ?

Alors avant-hier le roi René, cet homme qui a joué aussi bien avec Miles Davis que Chet Baker, Stan Getz ou Stéphane Grappelli, n’était pas dans le loft lors de cette fin de dimanche lumineux, les mains sur-sautillant sur le piano à la pédale à nouveau grinçante, tel un instrument qui se serait invité lui-même dans les solos – sans qu’on l’ait convié, ça je vous le promet. Le roi René n’était pas là, il n’a donc pas pu se sentir à l’aise et tomber la veste dès le deuxième morceau sans s’arrêter de jouer pour autant.

Mauro Gargano, les doigts crochetant les cordes de sa basse noire, à tête de lion, n’était pas non plus présent au milieu de ces jeux musicaux aux échanges huilés par des répétitions inexistantes. Mauro, cet homme avec qui j’ai réalisé il y a quelques années une balade musicale dans les stands d’un salon de photo en Belgique, lors d’une des premières expressions visuelles du projet plurimedia « Et si le jazz est la vie », c’est sans doute moi qui l’ai imaginé entre le pianiste et le saxophoniste.

Francesco Bearzatti, ce jeune saxophoniste de plusieurs décennies de pratique, que l’on essaye désespérément de lancer depuis quinze concerts grâce aux Sunday jazz loft, avec la difficulté de notre amateurisme, n’a pas non plus joué avec les deux autres musiciens les morceaux d’un répertoire classique faisant partie de notre imaginaire jazzistique.

Comme personne n’était face à cette verrière, comme les interprètes ne lui tournaient pas plus le dos, il m’est donc difficile de vous parler de cette musique enivrante, où les standards rebondissaient sur les inventions des différents jazzmen, prêts à partir toujours plus loin. Et puis, les salves d’applaudissements n’auraient-elles pas vibré, elles aussi, dans ma tête, à la façon d’un plaisir égoïste de mytho ?… Quant à vous qui n’êtes pas venus, il m’est encore plus difficile de vous remercier pour votre présence sans laquelle cette pièce aurait été vide et aurait peu ressemblé à une salle de concert.

Étais-je donc seul avant-hier soir dans mon salon ? Ou peut-être juste entouré de ma famille ? Cette famille qui aurait pu devenir, le temps de cet instant suspendu, celle du jazz, celle des Sunday jazz loft… Alors combien aurions-nous été ? Près d’une centaine peut-être.

Mais pourquoi y a-t-il tant de restes de tarte au citron découpées en fines tranches, entre une terrine de pâté de campagne et un fromage en fin d’expression dans mon frigidaire ? Comme s’il y avait eu une soirée avec buffet. Et toutes ces bouteilles vides…

Je vous l’avoue, puisqu’on est en petit comité : comme c’est agréable de se faire un film, le dimanche soir ! Et quand la bande son est interprétée par Francesco Bearzatti, Mauro Gargano & René Urtreger, c’est l’extase.
28 février 2017

Le 16e Sunday jazz loft aura lieu le 14 mai 2017
Réservation : fb@fredblanc.com

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La date du prochain Sunday jazz loft est arrivée

Prochain #Sundayjazzloft – 14 mai 2017
pour réserver : fb@fredblanc.com

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Expérience flash

Juste avant le dernier Sunday jazz loft, celui de fin février, un blogueur de jazz qui n’a pas sa langue dans la poche et qui ne perd jamais de temps à écrire sur ce qui ne l’intéresse pas, m’a contacté. Il me demandait si Francesco Bearzatti, sax ténor, clarinettiste de jazz et accessoirement directeur artistique des Sunday jazz loft, serait intéressé par une participation à un documentaire sur un lieu historique de la culture du jazz parisien des années vingt : le Bal Nègre.

Deux jours plus tard, alors que j’avais répondu mollement à sa proposition, le blogueur m’a relancé en m’envoyant les coordonnées du réalisateur, un certain Daniel Deleforge. Intrigué, je décide d’appeler ce dernier pour en savoir plus. Nous étions mercredi.

Dès le lendemain matin, je passe plus de deux heures avec lui. Il me raconte avec passion, mais surtout avec une humanité doublée d’une forte dose d’émotion, son investissement dans une investigation documentaire qu’il a démarrée trois ans auparavant et qu’il poursuit depuis sans relâche : raconter le Bal Nègre, non par un angle historique ou chronologique, mais par le biais de l’expression de plus d’une centaine d’artistes, aussi bien musiciens de jazz, street artists ou dessinateurs que poètes.

Trois années à suivre ces artistes dans ce lieu en transformation : au milieu du café encore dans son jus, lors des travaux de réhabilitation puis dans l’espace rénové. Toujours en donnant libre cours à des performances artistiques, faisant se croiser de talentueux interprètes de jazz comme Didier Lockwood ou Laurent de Wilde, avec d’autres artistes plus picturaux mais tout aussi connus.

Que ce soit un concert au rythme du marteau piqueur ou la réalisation d’une fresque monumentale, aujourd’hui recouverte de briques façon loft industriel new yorkais, Daniel ne refuse aucune proposition, même les plus déroutantes, et il en a filmé un certain nombre.

En écoutant son approche décalée, je repense à un projet que j’avais évoqué quelques semaines auparavant avec Hélène Poitevin, metteure en scène et comédienne de théâtre avec qui je travaille cette discipline lors d’un atelier hebdomadaire. Pour mieux m’approprier l’espace scénique et améliorer mes déplacements corporels, j’avais imaginé dire certains de mes poèmes en réalisant sur les murs des croquis grands formats à la peinture, et pourquoi pas en étant soutenu par des improvisations musicales. La démarche, évoquée devant Francesco, l’avait d’ailleurs séduit. Ce délire créatif ne devait toutefois voir le jour que d’ici un ou deux ans.

Je raconte ce projet en gestation à Daniel Deleforge qui est tout de suite emballé. Me voilà ainsi embarqué de mon plein gré dans une nouvelle folie.
Sur le chemin du retour, tout en pédalant à la vitesse grand plaisir, je contacte Hélène et Francesco qui tous les deux acceptent de participer à ce quelque chose d’encore bien indéfini. Il démarre alors que je n’ai rien produit, ni poème, ni dessin, et que je n’ai pas davantage conçu de direction créative, ce qui est nouveau pour moi. Je reste très serein. Comme je suis bien entouré, le risque ne peut être que limité.

Dans la foulée et sans réfléchir plus que cela, j’écris trois poèmes et je dessine une quinzaine de têtes d’hommes et de femmes noirs, que je scanne puis imprime en grande taille. L’excitation monte sans générer pour autant d’inquiétude.

Le vendredi soir alors que nous répétons avec Hélène, la situation théâtrale s’impose de fait : nous nous trouvons plongés dans les préparatifs de l’accrochage d’une exposition hommage au Bal Nègre. Nous interpréterons alors les textes avec une direction précise, en les associant aux dessins étalés par terre, alors que j’en esquisse d’autres sur des papiers accrochés au mur, tout en imaginant la future ambiance musicale qui sortira du sax de Francesco.

Le samedi, je me rends au Bal Nègre dont le nom vient de changer sous la pression de défenseurs de la cause noire. Avec Hélène et Esther, ma fille de dix ans avec qui je fais du théâtre, nous découvrons une salle souterraine que nous essayons de nous approprier en y projetant la performance du lendemain. Je fais quelques photos des dessins muraux pour ressentir encore mieux le décor.

Cette histoire est plaisante. En plus de faire appel à des créateurs de talent sur lesquels je peux compter, cet happening se déroule sur un temps court. Quatre jours pour qu’il prenne forme avant de passer à autre chose. Pas le temps de se torturer l’esprit. Après un projet sur le jazz qui s’est étalé sur six ans, cet esprit de performance express me séduit particulièrement.

Dimanche matin, après un peu de sport, mais pas trop pour m’économiser pour le soir, je fais tout pour ne pas disperser mon énergie. Vers 16h, alors que je suis confiné dans ma bulle, je reçois un coup de téléphone surréaliste du réalisateur qui m’apprend que le propriétaire du Bal Nègre ne peut pas nous accueillir dans ses murs. Il faut trouver une solution de repli pour faire exister cette expérimentation. La fiction dépassant si souvent la réalité, nous pouvons imaginer n’importe quel autre lieu pour réaliser notre performance. Nous n’avons toutefois qu’une heure devant nous, ce qui restreint grandement les possibles.

Nous nous retrouvons en fin de journée dans l’entrée de mon immeuble. Il y a des briques, l’esprit peut facilement rappeler celui d’un atelier d’artistes. Après quelques arrangements, nous sommes plongés dans le jeu des préparatifs de cette exposition hommage. Le réalisateur, accompagné d’un ingénieur du son, cadre puis filme, sauf quand un livreur de pizzas dans l’action de son quotidien, celle de livrer une pizza, entre dans le champ, sans comprendre pourquoi il se trouve d’un coup face à une caméra.

Le changement de lieu a donné encore plus d’ampleur à cette aventure. Raconter du vrai avec du faux nous a poussés à être encore plus créatifs. Le décor, plus proche de l’atmosphère souhaitée, a finalement été plus juste que si nous avions tourné cette saynète dans l’enceinte même du Bal Blomet, puisque c’est ainsi qu’il s’appelle maintenant.

Les dessins sont étalés sur le sol, une feuille de papier cache les boîtes aux lettres. Francesco fait son apparition par la porte du garage réinterprétée entrée d’atelier. Instantanément nous basculons dans les années folles du jazz de cette époque marquée aussi bien par Mistinguett que par Joséphine Baker. Hélène démarre un texte avec douceur. Je me mets à croquer un bout de visage à la peinture noire, sur une des grandes feuilles, scotchée à même le mur.

Dans cette entrée glaciale qui nous tient éveillés, les mots se succèdent, lentement ou violemment, se chuchotent, se répètent, rencontrent les dessins qui passent d’un mur à un autre dans la recherche d’une harmonie visuelle maximale. L’ombre du saxophone de Francesco plane sur ces créations visuelles à la recherche de leur juste place. Je ne peux pas faire de photos de cette ombre puisque je joue, mais elle est filmée.

Nous interprétons les textes à plusieurs reprises. L’instrument de Francesco est si froid qu’il finit par être obligé de s’arrêter de jouer… Après avoir réalisé quelques images complémentaires pour gagner en fluidité lors de son futur montage, Daniel nous interviewe. Francesco est malheureusement parti se réchauffer autour d’un plat chaud.

Hélène et moi échangeons alors en toute simplicité devant l’objectif sur cette aventure flash que nous venons de vivre, celle de notre appropriation fantasmée du Bal Nègre. Nous en savions peu en début de semaine, nous en avons appris un peu en cours de route. Le temps de ranger, de plier, de nettoyer et il est déjà plus de 22 heures. La journée a été riche en émotions.

Le 22 mars dernier le Bal Nègre, que dis-je, le Bal Blomet a ouvert ses portes, a inauguré sa renaissance. Le tournage s’est achevé le même jour. Le réalisateur a pu alors passer au montage.

Mais la vraie question à se poser est de savoir si ce bref moment a réellement existé. Il ne nous reste donc plus qu’à attendre de visionner le documentaire afin de découvrir les images, preuves que cette journée n’a pas été le simple fruit de notre imagination en quête de sensations fortes. Si les plans ne sont pas coupés au montage bien sûr.

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René Urtreger et Mauro Gargano au 15e Sunday jazz loft

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Le roi René au 15e Sunday jazz loft

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René Urtreger invité par Francesco Bearzatti, aux côtés de Mauro Gargano.
26 février 2017 à 17h

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réservation : fb@fredblanc.com

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Le roi… du jazz français

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Quand le Tinissima s’empare du 14e Sunday jazz loft

Il y a un peu plus d’un an Astrid recevait pour son anniversaire, de la main de Francesco, son dernier CD : “This Machine kills Fascists”, à peine sorti de chez son producteur. Je me suis empressé de le lui emprunter pour l’offrir à mon écoute curieuse des nouvelles trouvailles de mon camarade musicien.

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Ce matin-là, j’ai pu me promener à vélo, comme si j’étais à cheval, les oreilles au chaud dans mon casque de musique tout confort, embarqué dans de nouvelles mélodies aussi affirmées que colorées, qui mélangeaient comme d’hab. du corps et de la tendresse.

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Ce nouvel album de “jazz rock” comme il me l’avait défini la veille au soir, m’a permis, morceau après morceau, de partir dans un rêve éveillé.

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J’ai même ri. Du jazz qui fait rire, ce n’est pas banal.

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Tantôt caressant, souvent très rythmé, cet album prenait des couleurs d’un sud bien francescien, quand il ne flirtait pas en plus avec des bruissements végétaux ou urbains de son ami trompettiste, Giovanni Falzone. Vibrations qui venaient concurrencer un train pénétrant dans le territoire sud ou nord d’une Amérique des temps nouveaux.

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Moi qui n’y connais toujours pas grand-chose en jazz, je fus projeté entre free jazz et jazz classique, mais cela ne reste que mon interprétation. Ou peut-être était-ce du “jazz rock“, comme il me l’avait si justement indiqué ? En tous cas, ce dont que je suis certain c’est que c’est une nouvelle biographie musicale, celle de Woody Guthrie – une de plus à son palmarès, après celles de Tina Modotti ou de Malcom X, entre autres.

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Ce disque, ce fut pendant les mois qui ont suivi l’album favori de ma femme. Celui qui, dès le matin, lui procurait de grosses doses de bonne humeur.

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Alors s’il a fallu attendre 13 sessions des Sunday jazz loft avant que Francesco, son directeur artistique, décide de venir jouer avec son groupe, le Tinissima quartet… quelle folie de se retrouver ce dimanche soir-là, dans ce salon perché tout là-haut sur les toits parisiens, où les murs se sont désormais imprégnés des vraies notes toutes chaudes sorties des instruments, en live !

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Et le résultat était une fois de plus au-dessus de toute espérance. Le groupe qui va avoir dix ans cette année, et qui joue régulièrement devant plusieurs milliers de personnes, a tout donné, ce soir de novembre, dans un Sunday jazz loft plein à craquer de quelques dizaines de fervents amateurs de Francesco et de sa musique pluriforme, loin d’être formelle.

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Puis le concert s’est achevé avec la signature du CD par le groupe au grand complet. J’avais une table à côté d’eux. J’y dédicaçais mon livre “Et si le jazz est la vie”, un livre saturé de la force vitale de musiciens comme Francesco, avec des images de Francesco lui-même, qui sortait tout juste des presses de chez Escourbiac. Mais cela, c’est une autre histoire…

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Tinissima Quartet :
Francesco Bearzatti – Saxophone & clarinette
Giovanni Falzone – trompette et “effets humains”
Danilo Basso  –  basse électrique,
Zeno De Rossi – batterie & percussions

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Prochain Sunday jazz loft le 26 février 2016 à 17h

 

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Ris Orangis se laisse photographier

Il y a un peu plus d’un an Simon Lelouch, un ami de longue date, m’appelle pour me proposer un projet : photographier les bénévoles des différentes associations d’une ville près de Paris, Ris-Orangis. Je ne la connais pas encore, mais le sujet m’excite déjà.

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Entrer dans la vie des gens, comprendre ce qui engendre l’envie de partager ou ce qui déclenche une passion, et plein d’autres choses encore que je découvrirai tout au long de ce parcours humain, c’est ce qui m’a poussé à réaliser des milliers d’images de ces personnes toujours prêtes à agir pour les autres, leur bien-être, voire leur mieux-être encore.

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Me voilà projeté dans un des cœurs battants de Ris, comme ils disent là-bas, quelque part sur la ligne D du RER. J’y passe facilement une journée par mois, entre salles de fêtes, centres de jeunes, stades sportifs, structures extérieures, sans oublier les écoles ou les jardins familiaux.

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Le premier reportage devait couvrir la Journée des Associations. Je passe des heures à arpenter des stands et à capter les moments forts de démonstrations sportives mais aussi les temps de récupérations et de pauses. Je recherche de belles expressions, des rires sur les visages de toutes ces personnes qui ne me connaissent pas, qui ne comprennent pas toujours ce que je fais là.

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Tout se passe au mieux, je finis exténué mais heureux d’avoir échangé avec tous grâce à mon outil, le boîtier photographique. Ce premier reportage est bien reçu par la ville. Le plus insolite est que personne n’a jamais su que j’avais réalisé cette production avec une seule main, l’omoplate cassée et le bras gauche en bandoulière. Je l’avais d’ailleurs oublié moi-même.

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Puis les reportages ce sont succédés. J’ai alors vécu au rythme des moments fort de Ris-Orangis, cette ville à laquelle je me suis attaché petit à petit, bien qu’elle soit à deux heures de transport de chez moi, d’où je pars toujours bien en avance pour ne pas rater le début d’un discours de Stéphane Raffalli, ce maire qui se sur-investit dans sa ville, les premières notes d’un concert spécial sixties ou l’entrée en piste d’une troupe invitée, celle du cirque d’Adrienne.

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Systématiquement en avance, quand il n’y a pas un changement d’itinéraire pour cause d’inondation sur la ligne, de colis suspect ou de grève, j’attends “l’instant décisif“ (expression d’Henri Cartier-Bresson), je guette le “temps faible” (idée de Raymond Depardon) qui pourra être fixé en un centième de seconde et symboliser une action entreprise par un bénévole. Et quand ce n’est pas un bénévole, c’est un adhérent d’une association, et des associations il y en a plus de deux cents dans la ville. De quoi raconter bien des histoires différentes.

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J’ai réalisé durant cette année certains reportages plus rudes que d’autres. Quand il a fallu par exemple couvrir l’inauguration d’un centre d’handicapés moteurs et mentaux, la tâche ne fut pas simple. Prendre des photos de ces hommes et de ces femmes qui vivent dans leur tête, et dans une tête qui ne fonctionne pas comme la nôtre ; qui subissent un corps qui ne répond pas à des stimuli reconnaissables par nos critères de jugement. Cette expérience m’a grandement déstabilisé.

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Je me suis retrouvé dans une position de voyeur, mais pas seulement, je me suis senti totalement démuni face à ces personnes, vidé de mon énergie débordante, incapable de réagir face à leurs réactions. Et pendant ce temps des bénévoles donnaient de la joie et du bonheur en flux continu. Mais où vont-ils chercher toute cette force de vie ? Où trouvent-ils cette puissance positive qu’ils transmettent dans des éclats de rires ? Des larmes me montaient aux yeux. Je suis sorti à plusieurs reprises pour me ressourcer un peu plus loin, dans le silence du jardin.

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Le premier samedi de janvier 2017, ce fut la soirée des vœux du maire pour sa ville. Au milieu d’activités festives, une projection de quelques centaines d’images des vingt premiers reportages a tourné en continu toute la soirée, sur quatre écrans géants, non loin de l’estrade centrale. Ces mêmes images que l’on retrouve sur le site risenimages.fr, créé depuis le début de cette aventure pour partager ces moments hors du commun avec les Rissois.

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Pour la première fois j’ai découvert les réactions des personnes que je prends en photo depuis plus de douze mois. Personnages que je continuerai inlassablement à fixer, encore et encore, sur ma pellicule numérique, sur ma carte mémoire de cette ville qui a toujours quelque chose à exposer devant mon objectif. Ces images de leur vie que je m’approprie, avant de la leur rendre un peu transformée par mon regard.

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Après les quelques mots du maire sur mon travail de reportage au long cours, certains Rissois sont venus vers moi en m’appelant par mon nom, afin de me donner avec générosité leur image. Alors j’ai fait leur portrait dans cette bonne humeur festive, avant le prochain reportage.

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Maintenant il me reste à numéroter, légender, choisir et tirer les photos qui iront sur le site internet…

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Signature du livre ”Et si le jazz est la vie“

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Libraire Lamartine : 8 décembre – 19h à 21h30
118, rue de la Pompe 75016 Paris

Atelier loft : Porte ouverte le 10 & 11 décembre – 14h30 à 18h
Adresse à demander : fb@editionsdeouf.com – 06 85 07 88 16

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Les éditions de Ouf présentes au 14e Sunday jazz loft

L’ouvrage “Et si le jazz est la vie” se trouve encore quelque part sur les routes françaises, avant d’être présenté dimanche prochain au 14e Sunday jazz loft, avant ou après le concert de Francesco Bearzatti et son Tinissima 4tet.

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Pour les personnes qui souhaiteraient se procurer un exemplaire,
n’hésitez pas à contacter : fb@editionsdeouf.com
…et pour les personnes qui n’ont pas encore réservé leur place pour
le Sunday jazz loft, faites vite, il ne reste plus que quelques places :
fb@fredblanc.com

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Le 14e Sunday jazz loft honore Woody Guthrie

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Francesco Bearzatti  joue le 13 novembre 2016 en petit comité “This Machine Kills Fascists”avec le Tinissima  4tet
Confirmer votre venue en e-mailant à fb@fredblanc.com
Places limitées – Chapeau sur une base minimum de 20 euros – suivi d’un encas

Présentaion de l'ouvrage "Et si le jazz est la vie"

Présentation de l’ouvrage “Et si le jazz est la vie” après le concert 300 exemplaires
dont 30 tirages de tête, signés, numérotés & accompagnés d’un tirage photo.
Informations complémentaires ou commandes : fb@editionsdeouf.com

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Nos partenaires : byfrèdblanc, Les imprimeries Escourbiac & Couleurs Jazz


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Un plongeon sans filet dans le 13e Sunday jazz loft

Quand nous évoquons un état second, hors du temps, où ce dernier s’arrête brutalement, où il défile à une vitesse fulgurante, n’est-ce pas uniquement le ressenti d’un vécu inclassable, hors norme ?

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Carlos Muñoz Yagüe prépare l’ambiance lumineuse

Cet état, c’est celui dans lequel je fus projeté lors du dernier Sunday jazz loft, quand j’ai perdu toute prise concrète sur le réel, quand j’ai perdu pied sans m’en rendre compte. Plutôt quand j’ai basculé de l’autre côté, aspiré dans un monde parallèle, à la temporalité élastique, dominé par un esprit venu d’ailleurs, multiforme, s’appropriant mon libre arbitre.

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Esther Blanc ne perd par une miette des échanges entre Camille Bertault et Thierry Eliez

Suite à cette expérience en apesanteur, au milieu de vous tous, je n’avais plus accès qu’à un grand trou béant, un grand trou de mémoire dans lequel j’ai tenté une descente pour l’explorer.

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Seul face à des bribes de sensations disparates et d’émotions partagées, je me suis perdu dans ce vide mental, si loin des sons et des images de ce dimanche-là qui venaient me frôler sans que je puisse me les approprier.

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Déconnecté de cette réalité tangible où chacun a donné un bout de lui – aficionados des SJL, amis musiciens aux compositions généreuses, vidéaste réinventeur de mes expressions jazzistiques ou fabricant d’images souvenirs rééclairées façon postérité – j’étais incapable d’écrire le moindre petit mot de remerciement.

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Carlos affine le cadre de la deuxième caméra que va prendre en mains Elia Blanc

Parler de l’avant peut-être, de l’après sûrement, mais du pendant, impossible. Le pendant musical, poétique, photographique de ce dimanche restait caché derrière une série de murs capitonnés et insonorisés, que j’étais incapable de briser pour me connecter à cet instant flash, éblouissant d’émotions fortes, en votre compagnie.

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Federico Casagrande, tout en concentration

Puis des bouts de pas grand-chose sont revenus lentement à la surface jour après jour.

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La longue préparation de ce SJL pas comme les autres où mes douze poèmes de “Et si le jazz est la vie” allaient être mis en musique par Francesco Bearzatti, Camille Bertault, Thierry Eliez, Federico Casagrande et chantés par certains d’entre eux. Où un vidéaste du nom de Mathieu Desport allait projeter aléatoirement mes pœms-poèmes durant le concert.

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Cette préparation minutieuse où j’ai loué du matériel comme jamais, construit un écran géant, où Carlos Muñoz-Yagüe a réinventé le lieu par l’éclairage pour le magnifier puis le filmer.

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L’arrivée des musiciens, le volume de matériel qui les entourait, le nombre de personnes qui préparaient, les balances ou j’entendais de loin des mots familiers, ceux de mes textes, mais en phrases musicales qui devenaient étrangères, remodelées par d’autres oreilles, expertes. Ces rythmes, ces tonalités, ces nouvelles couleurs ne m’appartenaient plus.

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Je finalisais tant bien que mal les préparatifs, la tête prise dans un ailleurs obsédant. Premiers arrivants, encore quelques photos prises à l’arrache, puis je me suis retrouvé assis sur un tabouret haut, devant le public, devant un micro, sans vraiment savoir ce que je faisais là.

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Alors que ce dernier projetait fortement ma voix dans l’espace, que mes mots y résonnaient, j’ai raconté du n’importe quoi entre chaque présentation de musicien, le temps que la lumière du jour s’estompe et que l’obscurité envahisse le lieu pour accueillir la projection de mes pœms-poèmes.

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Ce qui devait arriver prenait forme devant mes yeux en posture d’écoute. La naissance du premier morceau d’une série de douze, en live. J’étais assez impressionné, pris entre une excitation curieuse et une appréhension distanciée. Mes textes se racontaient devant moi, devant vous, devant nous, sans que j’en sois maître.

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Caché derrière mon appareil photo à cliqueter nerveusement, je croisais parfois le regard de Thierry, le sourire de Camille ou un clin d’œil de Francesco. Seul Federico restait les yeux rivés sur sa guitare, grimaçant certains sons.

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Mes petites histoires de jazz ont défilé, dans une atmosphère aussi irréelle qu’harmonieuse, réinventée à chaque morceau, où les interprètes n’ont jamais cessé de s’envoler ensemble dans cette musique conçue au cours de deux uniques sessions de création, le week-end précédent. Un véritable tour de force.

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Quelle folie de les voir se faire plaisir en nous transmettant leur joie, au milieu de toutes ces images projetées sur leurs notes, avec la précision d’orfèvre de Matthieu Desport qui dominait totalement le lien subtil entre le rythme visuel et sonore.

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Je me souviens maintenant d’un son de guitare rock venant s’accrocher au regard d’un enfant emprisonné derrière des barreaux. Je me souviens aussi de deux têtes aux yeux écarquillés de Francesco, l’une réelle, l’autre photographique, nous embarquant loin dans un jazz vocal, un jazz manouche, un jazz sax ou un jazz jazz, avec piano, guitare et même clarinette.

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Je me souviens surtout que c’était déjà fini : douze musiques se sont succédées alors qu’il m’a semblé n’en entendre que six ou sept.

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J’ai repris le micro dans un état toujours aussi flottant. Avais-je été effleuré, touché par ce SJL si particulier, tant imaginé, qui me concernait mais que je ne maîtrisais pas ?

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Au premier son sortant de ma bouche, j’ai compris que j’avais été foudroyé sur place. Je venais de vivre une expérience énorme. Si énorme que je ne trouvais pas les mots à la hauteur de ce voyage intérieur. Si tant énorme que j’ai décidé de ne pas lire mes traditionnels poèmes du SJL précédent. Le silence de cet après-concert était tellement plus juste.

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Plus de six ans racontés en une soirée, et quelle soirée ! Il ne me reste plus qu’à écouter la bande-son pour continuer à me rappeler. Je n’ose pas, peut-être par peur de déflorer mes souvenirs, mais lesquels ?

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Au 13 novembre prochain pour le 14e Sunday jazz loft !

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Camille Bertault, elle est passée parmi nous et a su laisser sa trace

C’était un dimanche après-midi, lors du 8e Sunday jazz loft me semble-t-il. Quand Francesco Bearzatti a demandé en fin de concert, comme à son habitude, si un musicien ou un chanteur souhaitait se joindre à lui pour échanger quelques notes à la volée, une jeune femme s’est levée dans l’assistance et nous a fait découvrir, entre paroles musicales et bruits sonores, une voix incroyablement pleine de vie que nous n’étions pas près d’oublier.

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Elle est revenue à plusieurs reprises lors des Sunday jazz lofts suivants, à notre grand bonheur à tous. Elle a même, à ma demande, joué le jeu de faire une surprise musicale à Francesco pour la 10e édition des SJL. Elle s’est tout naturellement glissée dans l’esprit de pur plaisir de ces fins de week-end musicaux, ces moments d’échanges qui nous font dire que lundi se souvient encore un peu de dimanche.

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Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Alors que je cherchais une dernière interprète vocale pour quatre des douze pœms-poèmes de “Et si le jazz est la vie”, aux côtés de Jean-Claude Dreyfus, Claude Degliame et Sanseverino, Camille a relevé une fois de plus ce challenge qui n’allait pas être le dernier.

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Elle a plus que joué le jeu. C’est avec une générosité sans égale qu’elle a passé plusieurs heures en ma compagnie pour dire les quatre textes que je lui avais proposés – un peu plus comme ceci, un peu moins comme cela – mais toujours avec cette même envie de tout donner qui la caractérise particulièrement. Puis ce fut en chansons qu’elle a conclu ses propositions. Toujours une de plus, encore différente de la précédente. Quel régal.

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Alors quand elle m’a dit qu’elle allait présenter son premier disque «En vie» au Sunset, je n’ai pas pu m’empêcher de graver pour elle quelques instants photographiques de la soirée de lancement.

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Mais l’histoire ne s’arrête toujours pas là. Francesco Bearzatti (sax tenor / clarinette), Camille Bertault (voix), Federico Casagrande (guitare) et Thierry Eliez (piano) vont mettre en musique mes douze poèmes, et Camille va aussi les chanter.

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Ce sera pour le 13e Sunday jazz loft, le 25 septembre prochain.
Mais avant cela je vous laisse vous imprégner de l’ambiance du concert de Camille, le 10 mai dernier.

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Olivier Hutman (piano), Camille Bertault (chant), Gildas Boclé (contrebasse), Antoine Pagagnotti (batterie)

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50 ans pour être sélectionné à un Festival photo

Ça y est, mon travail d’auteur a été exposé pour la première fois dans un festival reconnu, celui des Promenades photographiques de Vendôme, classé par Jean-François Leroy, créateur de Visa pour l’image, dans son top 5 des festivals.

Le rêve de tout créateur photographe, sans doute.

Vendôme est pour moi l’histoire d’une rencontre, avec une femme, Odile Andrieu, sans qui je n’aurais jamais été sélectionné.

Elle m’a donné rendez-vous dans un café du côté de Montparnasse pour découvrir le projet « Et si le jazz est la vie », pas loin de la gare qui emmène directement à Vendôme, en moins d’une heure.

Dans une discussion débridée, nous avons évoqué aussi bien mes découvertes des six dernières années que mes chemins en culs-de-sacs, mes enthousiasmes débordants que mes interrogations répétées, l’engouement de certains spécialistes pour mes réalisations pluri-disciplinaires que la totale incompréhension d’autres professionnels.

Nous nous sommes attardés sur le mélange des genres et la difficulté à m’identifier dans notre société où tout est si bien calibré. Frèd Blanc photographe, mais pas que photographe ! Poète aussi, dessinateur, consultant, graphiste et même passionné de jazz, voire organisateur de concerts.

Moi qui me heurte régulièrement à des réactions similaires à celle de cette galeriste de renom qui se sent incapable de me vendre, pour la première fois j’entrais parfaitement dans une case, celle du questionnement de la 12e édition de ce festival : “Qui est photographe ?”

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Tout au long de notre échange, Odile Andrieu parlait de mon travail au présent, comme si je faisais déjà partie de son univers. Je l’ai invitée à visionner les 6 premiers des 12 pœms-poèmes de mon projet et je suis allé discrètement me laver les mains, pour la laisser seule avec mes images en mouvements sonores…

… Six mois ont passé. Nous sommes le 25 juin, jour de l’ouverture du festival, et je me retrouve dans le métro en direction de la gare Montparnasse avec ma femme et mes deux enfants.

Elia, un peu tête en l’air, compte à voix haute et à l’envers le nombre de stations qu’il nous reste à parcourir. Un homme l’informe gentiment que pour se rendre à la gare de l’Est, d’où nous venons, il s’est trompé de sens. Nous engageons la conversation en plaisantant.

Quelques blagues plus tard, nous nous rendons compte que nous allons exactement au même endroit. De façon tout à fait improbable, parmi les centaines de voyageurs qui convergent ce matin-là vers la gare Montparnasse, nous venons de rencontrer Thomas Sauvin, collectionneur à l’origine du passionnant projet “Beijing Silvermine” exposé à Vendôme. Nous prenons ensemble le car qui nous y emmène.

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Trois petites heures de route plus tard, je découvre mon lieu d’exposition : un cube bien blanc, accueillant la lumière et posé au centre d’un espace de circulation plus vaste.

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Un présentoir à hauteur d’homme montre sur tablette un montage de mon intervention au colloque universitaire de la Sorbonne Nouvelle : “Dessiner (le) Jazz”, qui a eu lieu en novembre dernier à la Dynamo de Banlieues bleues.

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Sur le premier mur extérieur de plus de six mètres de long, de grandes images graphiques, entre typos et dessins, viennent donner le ton de ce qui sera découvert plus tard dans les pœms (petites œuvres multi-media).

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Sur la deuxième face, une tête de singe de trois mètres de haut nous invite à pénétrer dans ce lieu clos, sombre et noir. Une centaine de photos aux murs, recomposées par séries, évoquent les quatre thèmes des pœms-poèmes : espoir, errance, violence et évasion. Ces quatre mots qui m’ont obsédé tout au long de ces années de réflexion sans fin, jusqu’à maintenant.

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Tout au fond, dans le coin droit, une tache blanche en angle, un bout de mur explicatif de mon approche, illustré de certains croquis de recherches et de cahiers de poèmes-dessins, introduit à la salle de projection des 12 pœms-poèmes.
Ces animations pluri-disciplinaires, qui tournent en boucle toute la journée, au rythme de la musique de Francesco Bearzatti et des voix de Claude Degliame, Camille Bertault, Jean-Claude Dreyfus et Sanseverino, donnent du sens aux images exposées dans la pièce précédente. “La musique fait très légèrement bouger les photos, leur donne vie”, m’a dit une femme de Vendôme visitant l’expo.

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Pendant trois jours, je me suis autant régalé à expliquer ma démarche qu’à échanger avec les visiteurs, journalistes, organisateurs ou jeunes photographes qui, par leurs réactions, ont éclairé différemment la route sur laquelle je m’étais engagé.

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Certains ont vu de la violence dans mes animations en noir et blanc quand d’autres m’ont parlé d’une balade intime, certains ont été dérangés, agressés émotionnellement par la succession des micro-univers, quand d’autres se sont laissés emmener avec légèreté dans un voyage sensoriel.

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Des moments de vie, une atmosphère inattendue, du plein la tête : ils ont tous trouvé un bout de quelque chose qu’ils se sont approprié, avant de disparaître dans le contre-jour du grand manège de Vendôme. “Et si le jazz est la vie” ne semble pas avoir laissé indifférent.

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Quand je n’ai pas oublié de le leur donner, les visiteurs sont repartis avec le badge de l’exposition ainsi qu’un flyer leur rappelant, entre autres, la parution de l’ouvrage “ Et si je jazz est la vie” pour la fin de l’année. J’espère que vous aurez autant envie de le découvrir que j’ai eu plaisir à le concevoir, pour laisser une autre trace, imprimée cette fois-ci.

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J’étais à nouveau dans le car, celui du retour, seul avec ma fille, mon fils et ma femme étant rentrés plus tôt pour leur répétition de théâtre. Je feuilletais le catalogue de Vendôme, qui m’a octroyé deux très belles doubles pages, et j’y ai revu avec plaisir le portrait du singe, ce même singe qui a fait le recto d’une des cartes postales du Festival, ainsi qu’une des affiches exposées dans la rue piétonne de la ville.

En m’assoupissant lentement, je rêvais déjà au prochain Sunday jazz loft, spécial “Et si le jazz est la vie”, celui du 25 septembre 2016, où Camille Bertault chantera mes poèmes, accompagnée par la musique composée pour l’occasion par Francesco Bearzatti (sax tenor, clarinettiste) Federico Casagrande (guitariste), Thierry Eliez (pianiste) et elle-même, sur les projections des pœms-poèmes réinventées par le vidéaste Matthieu Desport.

Les yeux fermés, le temps de cet instant suspendu, j’ai réalisé à quel point ce fut une grande aventure humaine, entourée de talents, que j’ai pu vivre au travers de ce projet fou, qui m’a complètement submergé et souvent même dépassé.

Une fois arrivé chez moi, je me suis totalement écroulé. J’ai dormi plus de 13 heures d’affilée. Je devais sûrement être fatigué d’avoir enfin déposé ce projet au regard des autres…

… Trois mois se sont écoulés. J’avais prévu de revenir à Vendôme, d’y emmener des amis, de passer une fois au moins saluer en famille le singe qui veillait sur l’entrée de ma salle d’expo. Mais le temps a défilé comme il sait si bien le faire et le festival ferme ses portes aujourd’hui, dimanche 18 septembre, sans que nous ayons réussi à y retourner. C’est ainsi et ce n’est pas grave : le travail déposé là-bas aura vécu sa vie.

Le SJL spécial “Et si le jazz est la vie”, lui, a lieu dimanche prochain.

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13e Sunday jazz loft : une rencontre bien particulière

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Quand l’aventure “Et si le jazz est la vie”, exposée au festival des Promenades photographiques de Vendôme (25 juin – 18 sept. 2016), croise la route de musiciens de jazz et d’un vidéaste…
À dimanche prochain pour ceux qui seront libres.

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2/2 Croque la tête de l’emploi – 1 : Sol en salle

La tête de l’emploi
fictif est tombée
nez à nez avec sa
perruque en poils
de brosse à
faire reluire les
sols de concerts
sales, alors que
le crâne chauve
de l’emploi de tête
fait reluire sa
perruque de scène
avant d’entrer dans
la salle de concert,
prêt à jouer en
sol pour ne pas
glisser dans une
impro de notes
en débandade,
tout en cherchant
la place de choix
pour brosser ses
sons en harmonie
avec la résonance
du lieu, spectateurs
compris.

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1/2 Croque la tête de l’emploi – 1 : Tais-toi, je reste moi

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12e Sunday jazz loft : un retour en folies

Depuis février dernier beaucoup d’habitués m’ont demandé la date du prochain Sunday jazz loft. Ils ne voulaient sans doute pas rater le nouvel invité de Francesco ou les fromages du buffet, voire peut-être les deux. Et voilà que cette date, le 30 mai 2016, fait déjà partie de notre passé. Elle s’est transformée en un joli souvenir, confirmé par quelques messages que j’ai reçus, me remerciant de ce moment partagé, entre rituels et surprises que les nouveaux venus, car il y a toujours des nouveaux venus, ne connaissent pas encore, mais qu’ils apprennent vite à connaître et auxquels ils adhèrent encore plus rapidement.

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C’était un dimanche pluvieux, ce qui n’a d’ailleurs pas empêché certains invités de discuter sur la terrasse, abrités sous un parapluie, pour fumer une cigarette ou pour se mettre à l’écart en attendant que démarrent les hostilités.

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Seize heures, toute la préparation est bouclée, photos accrochées, buffet prêt à être dressé, programmes mis en place, pain coupé. La porte est ouverte et attend déjà les premiers arrivants qui viennent de plus en plus tôt pour choisir une bonne place ou ne rien rater de l’esprit Sunday jazz loft. Pourtant à cette heure-là, il ne se passe encore rien, ou presque.

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Jean-Pierre Como, cheveux longs, avenant, doux et souriant, arrive à l’heure, le premier. Il découvre le piano sur lequel il jouera d’ici peu, y échauffe ses doigts puis prend son temps devant un café en attendant Francesco qui arrive aussi à l’heure, mais à la sienne, quelques dizaines de minutes plus tard. Tranquillement ils prennent leur place dans le lieu, se calent, échangent tantôt en français, le reste du temps en italien, tout en tapotant sur leurs instruments. Ils finissent leur répétition alors que les premiers invités se glissent lentement dans la pièce, que des nouveaux visages, des amis d’amis. Leur arrivée au compte-gouttes ne les dérange d’ailleurs aucunement.

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Pour ma part, je suis déjà en tenue d’hôte, ce qui est exceptionnel. C’est la première fois que j’ai pu réaliser calmement quelques images de la répétition. Puis, comme à chaque fois, tout s’enchaîne. Le salon se remplit si vite que je me retrouve déjà à présenter le 12e Sunday jazz loft.

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Cette fois-ci, avant de parler des musiciens, je présente mon projet sur le jazz : ”Et si le jazz est la vie“, projet qui a pris près de six ans pour voir le jour. C’est ce projet-ci qui est à l’origine des Sunday jazz loft. Alors que j’annonce qu’il est sélectionné aux Promenades photographiques de Vendôme du 24 juin au 18 septembre prochain, les gens écoutent, silencieux, interrogatifs. Incroyable : ils me poseront même des questions après ! Francesco qui a mis en musique les 12 pœms-poèmes est à côté de moi, il ne dit pas grand-chose, fait deux-trois blagues et me laisse charitablement parler alors que j’ai une quasi extinction de voix.

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Le concert démarre. Les morceaux sont de Jean-Pierre Como. Francesco accompagne le pianiste avec douceur. Une grande émotion jaillit de leurs échanges. La musique est caressante. Une bonne partie des spectateurs écoute les yeux fermés, peut-être pour être d’autant mieux touchés par elle. Plus le concert avance et plus les sensations se démultiplient pour atteindre leur apothéose quand Jean-Pierre Como propose à l’un de ses amis, Thierry Elies, qui lui a fait la surprise de sa venue, de le rejoindre pour un quatre mains au piano. Nous sommes alors dans une totale folie musicale où les sons emplissent la pièce. Francesco reprend au sax, non à la clarinette, puis Victoria Rummler vient chanter et Thierry Elies revient tapoter les notes aux côtés de son ami.

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Les applaudissements s’enchaînent pour ne plus s’arrêter. Le public est conquis. Francesco est heureux de cette belle aventure, le piano aussi ; il s’est offert en toute liberté à deux sublimes interprètes.

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Le silence est revenu tout doucement. J’en ai profité pour lire mes deux poèmes inscrits sur le programme, tradition oblige. Le chapeau n’a pas fini son tour que les chaises ont déjà disparu et que les buffets n’attendent plus que les gourmands.

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Dans un coin du salon, un convive passionné de vin, que dis-je : le fondateur de l’Académie des vins anciens en personne, qui était venu avec quelques bouteilles exceptionnelles, les a partagées avec les personnes autour de lui. J’ai eu la chance de goûter trois de ses vins hors du commun. Ce fut un très grand moment d’intimité avec mon verre. En fin de soirée, Thierry Elies s’est remis au piano pour accompagner une de nos chères habituées qui nous a régalés d’une interprétation de Genesis. Dans la semi-obscurité de cette fin de Sunday jazz loft, nous évoquions déjà le prochain.

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Il aura lieu le 25 septembre. Camille Bertault chantera mes poèmes, accompagnée de Francesco Bearzatti au sax-clarinette, Federico Casagrande à la guitare et Thierry Eliez au piano, sur des projections de mes pœms-poèmes par Matthieu Desport, notre traditionnel video-man. Si tout se passe comme prévu naturellement…

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Dialogue autour d’un mail délicat

Voici un mail que j’ai reçu, sous le nom approximatif de quelqu’un de mon entourage. Comme ce mail avait toute l’apparence d’une falsification, je me suis fait un plaisir d’y répondre.

Expéditeur
Bonjour,
Tu vas bien ?
Dis-moi où es-tu ? J’aurais un service à te demander en toute confidentialité.
Bien à vous,
Cyril.

Ma réponse
Bonjour Cyril,
je ne sais pas si c’est un spam ou non, car le message passe du tutoiement au vouvoiement, mais si effectivement vous souhaitez que nous échangions, n’hésitez pas à m’appeler,
vous connaissez mon numéro.
Bonne journée.
Cordialement,
Frèd Blanc

Expéditeur
Je te remercie beaucoup c’est juste un service que je te demande, je suis en déplacement à Ajaccio où j’ai quelques soucis en ce moment. Je me suis fait voler mon sac de voyage contenant mon téléphone, ma carte bleue et l’argent liquide, je n’ai que ma carte prépayée rechargeable, mais elle dispose d’aucun centime. J’ai besoin que tu m’achètes des coupons recharges PCS Mastercard pour un total de 1 250 euros qui me permettront de recharger ma carte prépayée afin de pouvoir contacter ma banque pour faire opposition sur ma carte bleue, puis contacter mon assurance, régler quelques soucis et rentrer au plus vite. Je vais m’atteler à te rendre cette somme dès mon retour.
Si toutefois tu es disposé à m’aider, réponds afin que je puisse te dire ou acheter les Recharges PCS Mastercard.
J’attends de te lire, et surtout grand merci.

Ma réponse
Cher Cyril,
Malheureusement, je suis à Tokyo en train de faire un grand huit et j’ai déjà du mal à taper sur mon téléphone la tête en bas, d’autant plus qu’il me glisse des mains, alors faire un virement bancaire va être difficile, surtout depuis que tous mes comptes en banque sont bloqués car je suis poursuivi pour fraude fiscale, ayant prêté ma carte bleue à une guenon que je connais très bien du zoo de Vincennes, qui a piraté mon compte et réalisé des malversations en voulant entre autres louer un car, et faire passer la totalité des animaux du zoo en Belgique pour qu’ils payent moins d’impôts, et en plus sans le déclarer au fisc. C’est quand même fort de café de se faire avoir ainsi, tu ne trouves pas ?
Quand l’époque sera plus claire pour moi, je réfléchirai à nouveau à ta proposition d’offrir une chance à une personne comme toi de rassembler des fonds qui ne lui appartiennent pas, mais entre-temps je vais retourner à l’une de mes occupations journalières et un peu égoïstes, celle de gagner de l’argent pour moi et pour ma famille.
N’hésite surtout pas à me recontacter quand tu auras d’autres propositions qui me permettront d’investir dans une belle aventure, toi qui sais convaincre par ton verbe et ta vision d’un monde très bisounours lunaire, et surtout profite bien d’Ajaccio, c’est une très belle ville.

C’est étrange, après ce dernier mail, je n’ai plus jamais entendu parler de lui.

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De Maria à Elia

En 1995, alors que je venais de connaître la jeune fille qui allait devenir ma femme, je suis parti en vacances jusqu’au fin fond de l’Italie du Nord, avec mon “deuxième meilleur ami”, comme je me faisais un plaisir de le définir, pour l’agacer un peu. Nous sommes allés faire une surprise à la femme qui avait été la nounou de ma mère, avant d’être celle de ma sœur, et par voie de conséquence la mienne.

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J’étais le seul à ne pas être encore venu la voir, Maria – de son vrai nom Marie – chez elle, en Italie. Je ne voulais pas m’y rendre tant que je n’étais pas capable de la prendre en photo. Pourquoi, je ne m’en souviens plus.

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C’est pourtant ce que j’ai fait cette année-là, en réalisant mon premier vrai reportage, en argentique, au Leica. Trente bobines de film pendant lesquelles Maria ne cessait de dire avec son petit accent zozotant, “tu gâSSes de la pellicule, tu Zettes ton arZent par les fenêtres en me photographiant, moi qui suit moSSe”.

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Elle ne pouvait pas comprendre l’intérêt que je lui portais en venant la retrouver, chez elle, pour parler d’elle, pour une fois. Elle ne voyait pas non plus la beauté qu’elle avait en elle, cette beauté d’enfant.

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Vingt ans plus tard, mon fils et ma femme jouent dans une pièce de théâtre. Ils me demandent de réaliser leur flyer. Ne pouvant pas utiliser l’image qu’ils avaient choisie, je repense à cette photo de Maria, avec sa sœur et une autre sœur, religieuse celle-ci. Elle pourrait très bien correspondre à l’ambiance du spectacle. Une image qui ne m’a jamais quitté. Je la leur propose, ils acceptent.

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Je suis heureux de pouvoir redonner un souffle de vie à Maria, à Yaya, le temps d’un flyer et d’une affiche, pour trois représentations d’une pièce de théâtre. Un bout d’existence à cette femme si discrète, qui reste ancrée depuis toutes ces années dans mes souvenirs les plus intimes.

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Elle qui n’aurait pas aimé se retrouver sur le devant de la scène, mais qui aurait fini par accepter, pour nous, ses petits, comme le jour où je lui avais dit que j’allais réaliser un livre de photos sur elle, pour le mariage de sa cocotte, pour ma reusse Rové. Elle n’avait pas compris pourquoi je l’avais choisie, elle, et elle répétait en boucle : “il y a des personnes bien plus intéressantes que moi”. Pourtant elle avait fini par se laisser convaincre, Maria, le témoin de ma sœur à la mairie.

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Ce fut d’ailleurs peut-être la seule fois où elle n’aura pas pu se cacher au fond de la salle pour ne pas déranger, elle qui ne me dérange toujours pas, par sa présence imaginaire puisée au fond de ma mémoire de tout petit garçon. Ce fond sans fin de souvenirs enfantins.

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L’avant première des “Promenades photographiques de Vendôme”

La photo sortie du projet “Et si le jazz est la vie”, qui sera exposée cet été à Vendôme avec une centaine d’autres et 12 petites œuvres multi media (pœms-poèmes), est arrivée à l’hôtel de Sauroy.

Cette image n’attend plus qu’à être accrochée. Elle n’est peut-être pas très représentative de l’univers du jazz, mais je crois qu’elle a touchée particulièrement Odile Andrieu, la directrice artistique du festival, et c’est peut-être cela le plus important…

À tout à l’heure. La présentation a lieu ce soir à partir de 19h30, 58 rue Charlot 75003 Paris

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12e Sunday jazz loft : Francesco Bearzatti invite Jean-Pierre Como

Invitation Fred Blanc2 Le 12e Sunday jazz loft aura lieu le dimanche 29 mai 2016, suivi de son traditionnel encas

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11e Sunday jazz loft : un duo de cordes

Les jours passent et le Sunday jazz loft commence à s’effacer lentement de ma mémoire, par petites bribes de notes successives. Avant que ce concert ne vienne s’y mélanger aux autres, je vais tenter de fixer les derniers bouts de souvenirs encore en ma possession.

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Une fois de plus ce Sunday jazz loft était unique, à l’image des dix premiers, mais aussi très différent. Tout d’abord par l’absence de Francesco Bearzatti avec qui j’ai l’habitude de jouer avec ce qui arrive par hasard. Il a cédé sa place à son invité Régis Huby, qui à son tour a invité Bruno Chevillon. Ce fut donc un concert à deux invités, deux complices récidivistes en expérimentation “live”. D’un côté un violoniste totalement fou, de l’autre un contrebassiste qui l’était tout autant.

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Notre regard a tout de suite été happé par le spectacle quasi hypnotique qu’ils nous ont offert.

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Des improvisations totales se sont succédées pendant plus d’une heure, où l’un tirait sur ses cordes pendant que l’autre les faisait crisser, grincer, chuchoter à deux archets, quand le premier ne jouait pas avec un crayon noir, petit et bien taillé. Et quand l’un débordait sur un flanc, l’autre lui emboîtait le pas, ou décidait de s’engager ailleurs, dans un chemin de traverse d’où tout fléchage directionnel était absent.

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Étonnant voyage.

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Quand parfois nos oreilles se perdaient en chemin, c’étaient nos yeux qui prenaient la relève pour se laisser aller à regarder grandir cette complicité au travers de mouvements tout aussi sonores, de gestes tout aussi inattendus et d’outils tout aussi producteurs d’harmonies expérimentales.

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Un autre point de vue sur le jazz s’est alors imposé à nous sans laisser personne sur le bord de la route.

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Pour ma part, j’ai été assez secoué et je n’arrivais pas à exprimer mon ressenti. Ne pas savoir quoi en penser m’a tout d’abord dérouté, alors j’ai sorti mon œil de mon appareil photo et je suis allé parler avec les musiciens pour comprendre ce que mes oreilles n’avaient pas toujours su décrypter.

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Une longue conversation a démarré avec Regis Huby. Nous avons échangé sur bien d’autres domaines que celui du jazz : le mélange des goûts, l’ouverture d’esprit, le désir de tenter toujours plus ou autrement, sans jamais fermer une porte. Ces ouvertures qui donnent vie à l’état d’être particulier qui est celui du jazz.

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C’est tout cela que j’ai entendu sans arriver à le discerner dans un premier temps, que j’ai effleuré dans un deuxième, que je croiserai à nouveau j’espère lors d’une de leurs expérimentations futures.

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Puis la soirée a continué son chemin, comme les autres fois, mais sans Francesco, lui qui me donne une dynamique particulière. Alors il a fallu que je fasse encore plus confiance à mon instinct, j’ai joué “carte blanche”.

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Mon camarade sera là la prochaine fois pour un autre Sunday jazz loft tout aussi différent.

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Je ne vous remercierai jamais assez pour votre présence, celle qui fait exister cette aventure enjazzée.

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2/2 Invité pour l’ouverture marché de la poésie 201…..

C’était il y a un an et demi ou peut-être plus. Nous étions aux alentours de la moitié du mois de juin, la veille de l’ouverture du Marché de la poésie.

Il pleuvait des cordes à ne plus savoir qu’en faire depuis le matin. La météo avait prédit que la pluie s’arrêterait à 16h15, juste à temps pour que les visiteurs puissent découvrir les cent stands offerts aux cent poètes sélectionnés pour présenter un petit bout de leurs écrits en compagnie d’un artiste. Son optimisme semblait toutefois difficile à croire.

A 16h15 très exactement, nous avons fini de monter le stand. Et à 16h15 très exactement, la pluie s’est effectivement arrêtée, comme par miracle. Matthieu Desport, mon monteur, qui ce jour-là ne montait pas mes “pœms poèmes”, mais bien le stand à mes côtés, était aussi soulagé que moi.

Nous avons pu présenter les six premiers des douze pœms-poèmes du projet “Et si le jazz est la vie”, accompagnés de quelques tirages photos et d’une performance où Francesco Bearzatti a joué parfois de son sax, tantôt de sa clarinette aux côtés d’Esther, d’Elia, d’Astrid et de moi-même, ma famille réunie pour parler de poésie-jazz. Et cet happening, nous l’avons exécuté à deux reprises devant nos amis des Sunday jazz loft, pour eux et pour tous les autres.

La pluie n’a pas recommencé à tomber. Nous avons démonté le stand en laissant la vie reprendre son cours ; celui des éditeurs de poésie qui allaient, dès le lendemain matin, investir les mêmes lieux pour donner vie au 30e Marché de la poésie.

 

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Voyage en 2016

Réécrire notre image au quotidien, c’est l’histoire d’une vie.

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Tout en cordes pour le 11e Sunday jazz loft

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Pour les deux ans des Sunday jazz loft, le 24 janvier 2016, Francesco Bearzatti donne carte blanche à Régis Huby accompagné de Bruno Chevillon

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Une note festive agrémentée de surprises pour le 10e Sunday jazz loft.

Quand je me rappelle qu’avec Francesco nous étions totalement hallucinés d’avoir réalisé les tout premiers Sunday jazz loft ; que nous le vivions avec un plaisir non dissimulé, équivalent à celui que nous aurions pu avoir en nous dépassant pour gravir un obstacle insurmontable ; et voilà que nous en sommes déjà au dixième, quelle folie…

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Et nous continuons à y croire. Même peut-être encore plus qu’au premier jour, puisqu’ils s’inscrivent dans la durée ces petits rendez-vous particuliers du dimanche soir. Ils ont investi un bout de nos habitudes, un entre guillemets entouré d’un public de plus en plus copain, fait d’une “cookie makeuse”, d’un «chief organiser”, d’un «impro-man”, d’un “film-capteur” et de bien d’autres personnalités hors du commun.

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Camille Bertault chanteuse

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Nguyên Lê guitariste

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Au bord de démarrer la 10e session, nous avons tout d’abord eu la surprise d’accueillir pour la première fois Emmanuel Coco, l’entremetteur entre Francesco Bearzatti et Frèd Blanc, ce Francesco qui avait accepté de participer à mon projet “et si le jazz est la vie”
– projet totalement irréalisable et qui est pourtant aujourd’hui, après cinq ans de travail, en cours de finition.

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Puis ce fut un concert totalement dingue, où Francesco Bearzatti et Nguyên Lê se sont embarqués ensemble dans un voyage non répertorié, jusqu’au bout de leur connexion musicale, et bien au-delà.

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On peut entendre leurs musiques gravées sur rondelles, se laisser aller dans leurs mélodies personnelles, au rythme de la guitare électrique de Nguyên aux sons pas si électriques que cela, ou du sax de Francesco qui parle parfois guitare.

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Mais en live c’est totalement différent. L’expérience Nugyên-Francesco devient unique. Nous voilà transportés au cœur d’une rencontre particulière, d’un échange, d’une discussion sonore sans fin entre ces deux musiciens. La beauté grandit au fur et à mesure que le dialogue entre leurs notes complémentaires s’exécute sous nos yeux. Nous partageons alors cette expérience musicale qui nous emmène toujours plus haut dans leurs univers si personnels et complexes, qui dans l’instant ne font qu’un.

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Et nous public, nous étions une fois de plus bouche bée pour certains, pleins sourires pour d’autres. Encore un de ces moments inoubliables que les Sunday jazz lofts nous ont offerts grâce à Francesco et au  choix de son invité fascinant par son calme électrisant. Fin du duo.

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10, 9, 8, 7, 6… Camille Bertault, venue de nulle part ou plutôt du haut de la mezzanine, a décompté en boucle ces chiffres représentatifs des 10 premiers Sunday jazz lofts déjà réalisés, en les transformant, sur le thème de“ Take five” de Dave Brubeck, en un petit clin d’œil à Francesco. C’est entre chant et skat, que l’on a pu voir Francesco ému par les quelques phrases écrites pour l’occasion : “Nous voici rendus au 10e Sunday jazz loft, not enough, not enough,  not enough, not enough. Venez, venez, venez écouter Francesco, et ses invités, impossible que vous soyez déçus d’être montés jusqu’au pigeonnier, des solos à rebondissements, des poèmes abracadabrants, du pinard à débordement. Bienvenue chez Frédéric Blanc, sa femme Astrid et ses enfants, vous accueillent chaleureusement.”

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Et Francesco n’a pas été le seul à être ému par cet impromptu plein d’énergie et de gaieté communicative. Merci Camille.

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Puis ce fut la lecture des poèmes, le passage du chapeau, les enveloppes de photos pour les musiciens, le pliage des chaises, le dressage du buffet, l’échange avec vous, votre départ, le mail des nouveaux venus inscrits sur le cahier noir de l’entrée, et l’écriture du poème du jour, avant que la lumière ne s’éteigne en attendant le prochain Sunday jazz loft qui aura lieu paraît-il le 24 janvier prochain.

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Francesco ne veut rien me dire. J’attends comme vous avec patience de connaître le nom de son prochain compagnon d’expérimentation jazzistico-Sunday jazz loftée.

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De la guitare électrique pour le 10e Sunday jazz loft

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Pour le 10e Sunday jazz loft, Francesco Bearzatti invite le guitariste Nguyên Lê à jouer à ses côtés.

Pour plus d’informations : https://us5.admin.mailchimp.com/campaigns/show?id=602269

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Jamais pareil, toujours reconnaissable

Mais où, mais où s’arrêteront-ils, mais où ne s’arrêteront-ils jamais, jamais de la vie, de la vie des Sunday jazz lofts ?

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Pourtant un jour ils s’arrêteront. Ce n’est pas encore pour aujourd’hui et c’est tant mieux.

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Francesco Bearzatti et Franck Avitabile

Francesco, le maître de musique, a invité pour la 9e session Franck Avitabile, pianiste qui oscille entre sa formation classique et ses dérives jazzistiques. Avec un charme particulier, comme celui d’arriver au concert en chemise-veste-rollers, avec lacets de couleurs, pas ceux des rollers mais ceux de ses chaussures, j’adore…

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Mais pas que : Franck Avitabile c’est aussi une dextérité à toute épreuve. Il faut l’entendre s’approprier le piano en voyageant chez les plus grands qu’il revisite avec virtuosité.

Cependant pour l’instant les musiciens n’ont pas commencé à jouer, et vous le public, vous n’êtes même pas encore arrivés.

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Dans la salle qui ressemble encore un peu à mon salon, Francesco et Franck apprennent à se connaître par le truchement de leur instrument et de leurs morceaux de prédilection. Tout en étant très différents, ils délimitent petit à petit le terrain sur lequel ils vont s’exprimer, à deux, se passant la note en regardant l’autre la tordre dans tous les sens, avant de la récupérer à la volée.

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Alors que je finalise l’organisation, qui s’est étalée comme d’habitude sur une quinzaine de jours, vous arrivez tous, d’un coup, d’un seul. Vous êtes encore plus nombreux, encore plus avenants, encore plus souriants que les fois précédentes. Je vous tutoie alors tous comme si je vous connaissais depuis longtemps. C’est peut-être d’ailleurs le cas.

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C’est là que je me suis rappelé pourquoi j’organisais les Sunday jazz lofts. Pour vous, pour votre présence, pour votre plaisir, pour ce tout magique qui s’écoule en quelques heures mais qui vit en moi pendant bien plus longtemps. J’imagine en vous aussi. Après ces interrogations et ces doutes sur le fait de passer de longues nuits sur la liste des participants, le programme à venir ou les photos du Sunday jazz loft précédent, tout faisait à nouveau sens.

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Le rythme de cette fin d’après-midi s’est précipité d’un coup. Vous avez cherché vos assises, celles qui vous convenaient le mieux, en haut, en bas, sur le côté ou sur les marches. Pour certains même, debout. Je me suis alors retrouvé projeté devant ma cheminée, en dessous d’une main géante prête à enfoncer des touches de piano, ou à écraser le haut de mon crâne. Heureusement elle était enfermée dans une photo.

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J’ai pris le traditionnel programme, j’ai lu son introduction que vous ne devez que très rarement parcourir, ce qui m’a permis d’être succinct, puis je me suis effacé derrière mon boîtier photographique.

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Francesco s’est alors baladé dans l’univers de Franck, avec Franck, dans une aisance bien à lui, même quand il a joué un morceau de Michel Petrucciani, une pièce qu’il n’avait pas interprétée depuis plus de 15 ans. Et le piano a décidé de grincer de la pédale, ce fut agaçant pour certains, distrayant pour d’autres, présent pour tous, et oublié aussi vite.

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Francesco Bearzatti et Camille Bertault

Le concert touchait déjà à sa fin quand Camille Bertault est venue chanter, pour la deuxième fois consécutive, dans une connexion totale avec l’esprit Bearzzatien, avant que Benjamin Moussay, l’invité du Sunday jazz loft précédent, interprète un morceau à quatre mains avec Franck. Grande folie musicale, ils se renvoyaient la note avec légèreté, dans un temps suspendu et les applaudissements qui ont suivi ne voulaient pas non plus s’achever.

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Franck Avitabile et Benjamin Moussay

Puis comme d’habitude, j’ai lu mes deux textes poétiques, ceux du programme, dans la douceur de cette fin de concert, avant que les chaises ne se plient, que le buffet ne se remplisse, que les assiettes ne se vident, que les participants ne s’éclipsent au compte-gouttes.

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Quand il n’est resté que quelques personnes, un musicien vénézuélien, Léo Rondon, qui était arrivé en retard par une autoroute bloquée pour cause d’accident, a accompagné Francesco à la guitare, dans un style très cuatro, l’instrument national de son pays. L’after a continué dans des impros plus verbales, mais tout aussi musicales. Merci Monsieur Patrick Borg. Certains se sont même mis à danser. Et si ce n’était déjà plus le concert, c’était plus que jamais un véritable Sunday jazz loft, comme les affectionne Francesco.

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Léo Rondon, musicien de cuatro

A bientôt pour le prochain. Je peux déjà vous dire qu’il aura lieu le 8 novembre avec … Gardez-le pour vous, et merci encore de croire dans ces aventures successives et improbables.

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Alors jusqu’où ne s’arrêteront-ils pas jamais ?

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Rencontre pianistique pour le 9e Sunday jazz loft

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Francesco Bearzatti invite Franck Avitabile

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Surprises sur surprises enjazzées

Nous voilà déjà chacun dans notre demain, là où le 8e Sunday jazz loft fait partie d’hier. De notre passé. De ce passé ensemble un moment hors du temps, hors de ce temps habituel de notre vie quotidienne.

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La tête me tourne et je me demande si tout cela était bien vrai.

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Pour une fois je suis sur les photos , merci Francesco

Benjamin Moussay pianiste - Francesco Bearzatti saxophoniste & clarinettiste

Benjamin Moussay pianiste – Francesco Bearzatti saxophoniste & clarinettiste

Aujourd’hui tout a repris sa place avec ses habitudes, celles d’avant le dernier Sunday jazz loft qui a maintenant rejoint nos souvenirs, que nous partagerons lors du prochain, quand nous nous reverrons, quand nous nous rappellerons que c’était l’un des meilleurs.
Peut-être même le meilleur, en tous les cas le plus récent.

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Hier passé était incroyable. Francesco Bearzatti s’est envolé avec Benjamin Moussay, rien ne les a retenus au sol, pas même eux.

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Ils ont démarré lentement en s’auto-écoutant tellement fort et si doucement en même temps, que nous nous sommes arrêtés de faire peu importe quoi d’autre que leur offrir toute la place et encore plus. Hier passé est repassé dans ma tête. C’était incroyable.
Du pur jus Bearzatti.

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La musique s’est déployée crescendo pour nous emporter tout là-haut, entre les oreilles du piano qui laissaient s’épanouir les notes en sax, et celles de la clarinette qui se faisait plaisir à regarder celles du piano s’envoler.

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Puis Giovanni Mirabassi, le premier invité de Francesco, a offert au piano ce temps suspendu de ses doigts agiles, de ses yeux grand ouverts à cette musique de partages.

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Les voix de Camille Bertault et Thierry Péala lui ont succédé pour nous ouvrir d’autres horizons, jamais assez, toujours plus vastes.

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Et voilà déjà que c’était fini mon gars. Alors que tu étais presque parti, le silence a repris sa place, les chapeaux ont tourné et j’ai lu mon poème, celui du concert précédent, celui du programme. Vous avez ri, vous avez ri encore de “son sax entre ses mains”, et moi
je planais, à moitié pendu par Francesco, à moitié découpé par vous, à moitié ailleurs, en apesanteur.

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La soirée a continué entre fromages forts et verres de vin, à écouter des airs folkloriques italiens, avant de finir dans un after-after avec les happy fews, avec une impro à voix, très jazz, d’un invité, comédien de son état, Patrick Borg.

Benjamin Moussay, Patrick Borg et Esther Blanc

Benjamin Moussay, Patrick Borg et Esther Blanc

Un pur délire, Patrick s’est glissé dans une histoire improbable, puis une deuxième tout aussi pas possible, sur les notes à la sauce du duo Francesco-Benjamin, sous le regard enfantin d’Esther qui n’avait pas non plus sa langue dans la poche. Et quand ils se sont tous mis à jouer de leurs cordes vocales, rien ne pouvait plus nous étonner. Je filmais compulsivement pour garder une trace. Je viens de voir l’enregistrement, quelle éclatade…

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Une accumulation de petits pas grand-choses attrapés à la volée

Un carnet de 320 pages, dix carnets, vingt puis plus…

Cet été ce fut le vingt-troisième carnet de 160 feuillets que je démarrais. À la veille des vacances, j’ai pris conscience que ce petit jeu quotidien avait fait des petits, beaucoup de petits, lentement et en silence, sans m’en informer vraiment. Vingt-deux carnets, dont vingt Zap book, se sont accumulés au long cours sous ma table de dessin, entre fixatif et colle en bombe. Un carnet supplémentaire tous les cinq mois.

Jamais deux carnets de la même couleur à la suite, sauf pour les deux premiers, de couleur marron. Ce n’était pas encore des Zap book.

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Je les structure d’une manière uniforme, en utilisant une double page par jour. Sur la page de droite un texte poétique en une colonne, collée côté pliure, sur la page de gauche un dessin, au trait, au bic. Cette petite gymnastique quotidienne dure maintenant depuis dix ans, sans interruption, en tout cas je le crois.

CAHIER - Texte poétique001

Le premier carnet a démarré en 2005, le 11 janvier 2005. Qu’est ce que j’ai bien pu y déposer dans ces carnets, jour après jour, ces carnets que je n’ai pas relus depuis, sauf une ou deux fois, pour quelques textes que j’ai imaginé intégrer dans un projet ou qui en furent le centre ?

CAHIER - Montage 2 textes poétiques 1

Une émotion forte, une association de sonorités, une obsession du moment, une rencontre étrange. Je tire le fil de ma sensation de l’instant et un texte se forme. Je le relis, je le dessine, petit exercice complémentaire à partir de la moitié du deuxième carnet, puis je passe à autre chose, jusqu’au lendemain.

CAHIER - Texte poétique002

Tant que je n’ai pas exécuté ce rituel, nocturne la plupart du temps, et qui clôture ma journée,  je n’arrive pas à me glisser dans le sommeil. Il me manque quelque chose. Si je me fais rattraper par la fatigue et que je m’endors avant d’avoir produit mon texte illustré,  j’en écris deux le lendemain. Si j’en rédige plusieurs un même jour, je ne me suis pas avancé pour autant. Ce serait trop facile et cela dérogerait à la règle créative que je me suis fixée, pleine de contraintes absurdes, pour aiguiser mon désir de produire.

CAHIER - Texte poétique003

Aujourd’hui c’est plus de 5 000 textes que j’ai déposés sur les pages blanc cassé de mes carnets successifs, à côté de leurs dessins, qui évoluent eux aussi au cours des années.

Et ce n’est pas fini, puisqu’il y a le texte de ce soir, celui de demain soir et ceux de tous les autres soirs.

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L’atelier est fermé et pour cause – 30/06/15

J’avais besoin de l’appeler
il y a maintenant quelques
mois de là pour échanger
avec son œil, sur la taille
d’une série de tirages à
encadrer ensemble, pour
entendre sa réponse
évidente sur un singe
portraituré en hauteur,
saucissonné en tranches
peut-être régulières, à
lui de voir.
J’ai eu le temps de
macérer tellement trop
longtemps ma question qu’il
est trop tard pour recevoir
un quelconque de ces avis
pertinents sur la largeur à
laisser autour, à l’intérieur,
entre chaque morceau d’image,
ainsi que le matériau qui tombe
à pic dans ce genre de situation
périlleuse.
J’ai attendu tellement trop
longtemps qu’il ne me reste
plus qu’à me rappeler de ses
autres conseils, pour imaginer
cette tête de gorille à mettre
en grande forme sur le mur
du dessus de mon lit, cette
tête pensive, le regard dans
le vide de sa main.

Deuxième poème hommage à Jean-Pierre Gapihan.
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L’homme de la situation – 30/06/15

Au premier tiers
d’un virage
qui monte quelque
part derrière le
cimetière du Père
Lachaise, où il
s’y rendra à tout
jamais le temps
d’un dernier cadre,
brûlé pour sa dernière
apparition, se cachait
entre des tirages-cadeaux
des plus grands et des
autres avec, un homme
aussi jovial que bavard,
souvent le samedi vers
13h, le temps de la
réception d’un paquet
cartoline ou d’un rouleau
numérique qu’il rendait,
un samedi plus tard, ou
deux, en fonction de la
saison des festivals, un
coup de passe partout
bien plus que bien
équilibré par son œil tant
connaisseur, que nous
ne pouvions rien imaginer
de mieux tant la couleur
du bois allait bien avec la
largeur de la baguette, et
le plaisir de nous faire
découvrir son œuvre finale
qu’il déballait dans la
minutie d’un assemblage
parfait.

Premier poème hommage à Jean-Pierre Gapihan.
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Décadré

Je viens d’apprendre la disparition de Jean-Pierre Gapihan, mon encadreur depuis des années.

Il fait si chaud ce soir que je ne suis pas sûr d’avoir le courage d’aller rechercher dans mon fonds photographique un tirage de lui, au travail, dans son atelier. Un mini reportage que j’avais fais à l’époque. Mais quelle époque ! Celle d’un temps où j’allais régulièrement dans son antre, pleins de morceaux de verre pré-découpés et de sciure de bois qui excitaient mes enfants et inquiétait Jean-Pierre Gapihan. Un temps où j’allais bientôt y retourner avec une série de nouvelles images à magnifier.

Comme je n’avais pas d’image de lui sous la main, je me suis mis à écrire un poème, celui du soir, comme chaque soir, puis j’en ai écris un deuxième, comme plus rarement, juste pour dire tout simplement ce qui n’adviendra plus, ou ce que j’ai vécu des dizaines de fois en sa présence.

Qui se chargera maintenant de mes prochaines images, en ayant rien d’autre à faire que de l’écouter m’expliquer comment encadrer ce tirage ci ou celui-là. Qui s’occupera de toutes ces photos qui attendaient de se rendre chez lui, dans le carton des “il faut que je lui apporte”.

La 10e image de cette série laisse entrevoir les mains de Jean-Pierre Gapihan.
A suivre :
Premier poème : L’homme de la situation
Deuxième poème : L’atelier est fermé, et pour cause
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Ouverture de mon site photo

Certains attendaient ce site depuis longtemps, d’autres ne savaient même pas qu’il était en gestation.
Je vous invite à découvrir des sujets comme des images que vous ne connaissez pas.
Bonne balade, et à bientôt j’espère pour continuer cette aventure ensemble.

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Le piano à l’honneur pour le 8e Sunday jazz loft

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Francesco Bearzatti invite Benjamin Moussay

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Un billet direction Brésil

Cela faisait déjà plus de deux ans que Francesco avait prévu ce voyage en compagnie de deux de ses compères, l’un au piano, Vincent Bourgeyx, l’autre à la guitare électrique, Hans Olding. Cette escapade colorée tardait à pourtant à venir. D’autres projets repoussaient toujours le concert sud-américain aux calendes (grecques).

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“Momentito”, “Ahorita”, auraient pu devenir les mots représentatifs de cette aventure plusieurs fois avortée. Mais c’est de l’espagnol. Au Brésil, on parle portugais.

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Trouver une date libre pour constituer un trio permettant de plonger dans la Bossa Nova n’est pas facile. Quand l’un des trois musiciens demeure à Stockholm, non pas la rue de Stockholm dans le 8e arrondissement de Paris, mais Stockholm la capitale de la Suède, tout là-haut, entre la Norvège et la Finlande, au-dessus du Danemark, cela devient encore plus complexe.

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Alors pour revisiter cette musique traditionnelle brésilienne, Hans s’est offert un petit voyage touristique chez nous, “là où que c’est ti pas qu’ya la Tour Eiffel et Pigalle”, entrecoupé d’une répétition musicale et d’un Sunday jazz loft. Le 7e, dans le 10e. “Comme d’hab”, aurait pu lâcher un habitué du lieu. Des habitués, il commence à y en avoir un certain nombre. En deux jours les deux tiers des places étaient réservés, et l’on est monté à plus de 90 inscrits, de la folie furieuse.

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Mais revenons à ce 1er février. Ni trop chaud ni trop froid. Après une courte présentation des partenaires des concerts : « jazz&people », le premier label de jazz participatif français et “Couleurs jazz”, le premier magazine de jazz sur ipad, on a eu droit aux premiers sons du trio.

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Tout en douceur, caressant l’atmosphère sur la pointe des pieds, venant flirter avec les oreilles en attente de surprise, les morceaux se sont succédés avec bonheur. Chacun leur tour, à trois, à deux, avec celui-ci puis avec l’autre, puis encore avec l’autre, puis encore avec celui-ci, ils se sont baladés dans des réappropriations de standards brésiliens. De Carlos Jobim à Milton Nascimento, ce n’était pas que de la dextérité, c’était du Brésil.

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Tout en lumière, ils sont montés en puissance, sans nous le dire, sans rien déranger de la tranquillité du loft, à coup d’à-coups imperceptibles, au coude à coude devant la grande baie vitrée, à coup de rythmes et de syncopes, à coup de sax et de cordes électrisant les rondeurs des morceaux, à coup de doigts sautant de touches en touches avec l’élégance d’un noir et blanc de sortie, à coup de grimaces, de tensions et de relâchements. À coup final…

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Avant d’accueillir un invité surprise, Samy Thiébault, un autre sax, au sourire débordant de joie. Très vite, ils se sont renvoyés la note dans une frénésie quasi fraternelle. Alors le public a oublié d’arrêter d’applaudir pendant un moment, le temps que le chapeau tourne, que les chaises se plient, que le buffet se dresse, que les assiettes se vident, que les amis des Sunday jazz loft s’éclipsent avec les musiciens, et que nous restions seuls avec nos souvenirs. Mais je crois que le public avait arrêté d’applaudir bien avant, quand même.

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D’applaudir cette expérience inédite que nous a fait partager Francesco avec tant de générosité. Mais quand s’arrêtera-t-il ?

J’espère jamais.

 

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Les têtes de croquis

Le soir de Noël dernier, redécouvrant dans le fond
de ma tête des yeux pris dans les paquets cadeaux,
des yeux aux envies de ne pas savoir, des yeux aux
désirs de découvrir, ma main les a réincarnés dans
le silence d’un noir de fin de fête, à l’aide de la mine
d’un crayon assez bien large, trouvé sous l’arbre,
d’un crayon suffisamment pas trop long pour pouvoir
écraser ces expressions imaginaires dans la fibre
du papier livret à couverture rigidement foncée.

Et si je n’avais rien vu, et s’ils n’avaient rien vu non plus
de la vérité du jour, de cette journée qui a bien eu lieu,
comme chacun a bien voulu qu’elle advienne.

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7e Sunday jazz loft aux couleurs du soleil

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Un vrai piano pour le 6e Sunday jazz loft

Le 23 novembre dernier s’achevait le 6e Sunday jazz loft. Le souvenir des sourires d’extase gravés sur chacun de nos visages me donne encore la chair de poule.

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Le sax de Francesco

6e Sunday jazz loft Yonathan Avishai pianiste cheminée concert en appartement dimanche après midi intérieur musique jazz novembre 2014 main piano partition

Les mains de Yonathan Avishai

Une musique venue d’ailleurs a atterri délicatement au centre du loft, entre Francesco Bearzatti posté sous la lumière et Yonathan Avishai assis dans la pénombre.

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Toujours les mains de Yonathan Avishai

Nous avons assisté à une communion artistique hors du commun, qui tient de l’instant magique. Et quand cette harmonie se prolonge avec subtilité tout au long
d’un concert, il n’y a plus de mots pour l’exprimer, seules les émotions peuvent encore prendre le relais. Et des sensations fortes, nous en avons croisé.

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Francesco Bearzatti tantôt au sax, le reste du temps à la clarinette, était totalement imprégné des mélodies à venir. Yonathan Avishai, les mains tranquillement posées
sur son piano, lui répondait dans des fulgurances d’une maîtrise exceptionnellement bluffante. Ensemble, ils ont décollé si haut que nous ne savions plus où donner
de l’oreille.

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Rien n’a été laissé au hasard. Tout était sous le contrôle d’improvisations aux champs infinis, champs de jazz à perte de vue. Domaine aux glissements de terrain
imprévisibles, au point que nous n’étions plus sûrs de nous trouver encore sur le sol bearzattien.

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À force, nous devrions le savoir que Francesco est un formidable caméléon qui modifie son style quand il change de partenaire, afin d’explorer de nouvelles contrées.
Il défriche de l’humour du bout de sa clarinette pour nous le faire vivre comme si nous y étions, il raconte une nouvelle histoire en pays sax, aux côtés de son compagnon
de route, par petites touches d’ivoire, en tons, demi-tons ou quarts de tons, qui s’emballent sans perdre pied puis ralentissent pour ne pas nous semer.

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Reprise de souffle, souffle coupé, second souffle, à bout de souffle, souffler encore, toujours plus, dans un échange avec nous, le public de l’instant, puis silence. Étonnennent.
Rire. Re-silence.

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Les applaudissements fusent avec puissance et insistance. C’est au tour des musiciens de faire le plein de sons.

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“C’est l’un des meilleurs Sunday jazz loft auquel j’ai assisté”, lâche une habituée. Désormais la barre est placée très haut pour les prochains concerts. Comment pourront-ils faire aussi bien la prochaine fois ? Pour le savoir, j’y serai. Pas vous ? J’y serai pour vous, pour nous tous.

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Francesco Bearzatti et Vincent Bessières (Jazzandpeople.com)

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Nous nous reverrons en février prochain pour la deuxième année des Sunday jazz loft avec un nouvel invité surprise choisi par Francesco.

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Après le concert Francesco, donne des conseils à Esther sur son dernier morceau de piano

 

 

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Tous debout en 2015

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Retenue de soirée

Scan - dessin personnage en noir 72dpi

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Le reflet de la couleur sud américaine

Cancun - Mercado 28

Cancun – Mercado 28

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6e Sunday jazz loft : un jazz italiano israëlien

Sunday jazz loft - 23 novembre 2014, Francesco Bearzatti & Yonathan Avishai

Sunday jazz loft – 23 novembre 2014, Francesco Bearzatti & Yonathan Avishai

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Un Sunday jazz loft en plein air

La saison a repris avec deux nouvelles personnes que nous a fait découvrir Francesco.
Tout d’abord la chanteuse Victoria Rummler qui était déjà passée à deux reprises comme
invitée surprise aux Sunday jazz loft de l’hiver dernier.

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Certains de nos habitués espéraient la revoir. Quand ils sont su qu’elle serait parmi nous dimanche, j’ai même reçu des mails de satisfaction.

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Francesco Bearzatti, directeur artistique des Sunday jazz loft

Victoria Rummler

Victoria Rummler

Puis Nico Morelli au piano, qui a jonglé avec les touches de sa machine à sons comme Victoria l’a fait avec sa voix. Il avait tout juste eu le temps de se reposer de la fête de l’huma
où il avait joué avec Emmanuel Bex, l’un de nos anciens invités, pour nous rejoindre. Fête de l’huma où Francesco a lui aussi joué il y a deux jours avec son groupe, le Tinissima 4tet…

Victoria Rummler et Nico Morelli

Victoria Rummler et Nico Morelli

Cette fois-ci l’invitée surprise fut Laura Litardi, une autre voix, aussi italienne que celle de Victoria est américaine – ce qui ne l’a pas empêchée d’interpréter une chanson en portugais. Laura, je l’avais découverte il y quelques années quand j’étais allé écouter, ou plutôt photographier Francesco au Sunset.

Francesco Bearzatti, Laura Litardi et Victoria Rummler

Francesco Bearzatti, Laura Littardi et Victoria Rummler

Mais ce Sunday jazz loft était particulier, peut-être même unique puisqu’il se déroulait sur une terrasse avec vue sur tout Paris. Un concert en plein air qui laissa libre cours aux impros & interprétations des jazzmen, avec encore plus de liberté, juste devant Montmartre, entre toits parisiens et cheminées en attente de fonctionnement.

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Pour raconter le jazz en images, j’avais exposé sur les rebords de la terrasse des tirages photographiques des concerts et Sunday jazz loft précédents. Il faisait si chaud que les cadres se sont déformés lentement et certaines images ont même glissé de leurs supports pour finir sur les genoux du public.

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Mais pourquoi je vous raconte tout cela, vous y étiez, nous y étions, et c’était encore un très joli moment de musique. En ce qui me concerne, j’ai passé un moment exceptionnel grâce à vous.

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Et quand Francesco me dit que les Sunday jazz loft ont un beau public, cela ne fait que confirmer mon ressenti. Merci encore une fois d’être venus. C’est vous qui faites que les Sunday jazz loft sont ce qu’ils sont. Mais ça vous le savez, il me semble vous l’avoir déjà dit.

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La deuxième saison des Sunday jazz loft est ouverte / Bearzatti, Morelli, Rummler

Invitation 5e Sunady jazz loft

Et ce n’est pas fini. Francesco nous prépare une nouvelle surprise en octobre…

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Poème jazz en dessin

SCAN - Dessin marché de la poésie : Jazz

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Une poésie familiale

A peine fini, déjà commencé – 16/06/14

Quatre personnages
complètement
pas pareils et
franchement
dans la même
veine, se sont
passés la
parole poétique
dans une osmose
familiale, où l’une
gesticulait les
mots, où l’un
vivait les idées
verbalisées, où
l’une s’élançait
en spontanéité,
où l’autre
domptait son
micro sans
papier, où l’un
re
gardait pendant
que l’autre
s’accroupissait
en clics, que
l’autre autre
restait imperturbable
sur un jazz sax
de toutes les
circonstances,
capté par l’autre
autre, autre que
le musicien et la
famille de quatre.

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1/2 À deux doigts de la pluie, la poésie en jazz

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10 juin dernier, je terminais de préparer mon stand de 18 mètres carrés offert par le marché de la poésie pour l’ouverture de leur 32e présence, place Saint-Sulpice, à Saint Germain des Prés.

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Nous voilà en train d’accrocher la télévision grand format au mur pour présenter, pour la première fois, 6 des 12 pœms-pèmes faisant partie de mon gros projet “Et si je jazz est la vie”. Ce projet que je porte avec bonheur durant mes nuits créatives depuis quatre ans.

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Les pœms-poèmes défilent durant la soirée sur l’écran grand format

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Le temps est passé si vite. Nous voila déjà en tain de réaliser notre première performance familiale. Esther, Elia, Astrid et moi, une feuille à la main, interprétant 8 poèmes des 4 Sunday jazz loft, au rythme fou d’impros de Francesco Bearzatti.

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La deuxième performance est déjà derrière. Matthieu a tout filmé.

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Les verres sont presque vides, les réactions et critiques en fin de parcours.
Il n’a pas plu, c’était moine une.

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La face pas si cachée de Robert Mapplethorpe

Un de ces mardis matins où le Grand Palais est fermé au petit public, j’ai suivi une visite privée de l’exposition de Robert Mapplethorpe, accompagnée d’un guide.

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Tout au long du parcours, ce dernier a défloré, en profondeur, les points fondamentaux de cet homme dressé pour créer.

Son point de vue m’a laissé entrevoir le derrière du décor, si propre, si hard.

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La suite au prochain numéro des Sunday jazz loft

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La danse d’Esther avant l’arrivée du public

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Folie puis…

Il y a quelques jours, avec une certaine tristesse, j’ai déshabillé le loft de ses images de jazz.

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…repos

La première saison vient de s’achever. Avec un petit pincement au cœur, je repense à ces quatre concerts exceptionnels où Francesco Bearzatti nous a fait partager plusieurs facettes de son jazz, aux côtés d’invités si différents les uns des autres.

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El Fanfarone : un titre qui caractérise bien le vécu de cette fin d’après-midi

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Ça croque en live

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Ça va venir et il vont avoir du mal à s’arrêter.

Michel Benita a inauguré cette saison avec sa contrebasse et son sourire, et la magie de la première fois a opéré. Puis Federico Casagrande est parti dans des échanges d’impros grimaçantes, guitare électrique au poing.

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Un des dessins d’une habituée des concerts : ne serait-ce pas Thierry Péala ?

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Bruno Angelelini au piano

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Le public est parti, les spectateurs sont restés

Avec Emmanuel Bex, tout dérapage créatif fut le bienvenu, toujours avec humour. Après l’orgue Hammond, ce furent la voix de Thierry Péala et le piano de Bruno Angelini qui nous firent voyager dans l’imaginaire du cinéma.

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Francesco Bearzati et Thierry Péala jouant de leur instrument

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Un croquis de la série d’une autre habituée des Sunday jazz loft

Les programmes sont maintenant rangés, les chaises pliées et les photos classées, qui attendent septembre prochain pour que nous vivions ensemble la deuxième saison des Sunday jazz loft, avec Francesco, Astrid, Elia, Esther et de nouveaux invités.

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La récompense fut grandiose

Merci à Canon pour son soutien dans les captations avec un l’EOS 5D Mark III et au chocolatier Puyricard pour cette somptueuse boîte de chocolats – Frèd Blanc