Le soleil n’a pas été un véritable concurrent pour le 17e Sunday jazz loft

Les préparatifs de ce Sunday jazz loft se sont déroulés avec beaucoup de douceur, dans une totale harmonie, cette harmonie si rarement présente dans les heures qui précèdent les évènements.

 

Tout était bien en place, au bon moment, pour que cette journée se déploie encore mieux que nous ne pouvions l’imaginer. Ce qui fut réellement le cas. Aucun dérapage ni accélération de dernière minute, juste une succession de moments inédits.

Matthieu était déjà passé en début d’après-midi placer les caméras pour la captation vidéo. À sa venue, j’avais déjà finalisé la préparation du buffet. La cuisine était propre, le pain coupé.

Francesco, le maître de la musique, est arrivé très tôt cette fois-ci. Si tôt qu’il était même en avance, un véritable exploit pour cet homme qui vit à un rythme où les heures semblent plus élastiques pour lui que pour les autres.


Même si cela ne devait finalement pas servir à grand chose – mais je ne le savais pas encore – nous avons pu répéter tranquillement mes deux traditionnels poèmes, ces textes que j’allais dire en fin de concert sur ses impros au piano.

Cette répétition flash m’a toutefois permis de placer ma voix dans cet espace encore vide de monde, mais déjà plein d’une belle énergie et d’un nombre certain de chaises en attente de compagnons.



Le temps d’une éclipse éclair afin de me rafraîchir et de me glisser dans une tenue très Sunday jazz loft, et j’entendais déjà le piano s’exprimer, dirigé par les doigts agiles de Giovanni Mirabassi. La séance de répétions venait de commencer.

Je gravis d’un coup les quelques marches qui nous séparaient et je commençais tranquillement mes premières photos, ce qui me permit d’assister, une fois n’est pas coutume, au choix des morceaux qu’ils allaient offrir à nos oreilles gourmandes de leurs échanges artistiques.

16h50, le premier invité était là, puis les autres suivirent dans une lenteur très estivale, qui s’étala jusqu’à une heure tardive, sans violence. Il fallut même que j’aille chercher une grande partie du futur public sur la terrasse extérieure, pour qu’il remplisse le salon de musiques à venir.



Après mes quelques mots d’introduction, les échanges Bearzatti-Mirabassi allaient démarrer, quand Francesco nous apprit ceci : depuis que sa clarinette avait fait le bonheur d’un personnage pas vraiment honnête, il n’avait plus trouvé chaussure à son pied, ou plutôt clarinette à son bec. Il n’était donc venu accompagné que de son sax, une déception pour certains, vite effacée au lancement de la première note, qui emplit tout l’intérieur du loft.



Ça y était, nous venions de basculer sans nous en rendre compte au pays des SJL, entre ces jeux d’harmonies-dissonances saxophonistes et ces chuchotements vocaux accompagnant des doigts tout piano, entrecoupés de claquements manuels réalisés par toute une série de couples de mains pleines de bonheur.

Puis le rythme se déploya, les sons s’amplifièrent et les musiciens frôlèrent le 7e ciel du sixième étage.



Tic-Touc-Tac en sax, puis Tac-Tic-Touc en piano, avant que les superpositions de Tac-Touc ou Tic-Toc accueillent une femme tout cheveux rouges, qui se mit à faire chanter le sol à coup de claquettes sous chaussures blanches et jupe volante en tulle. Tic, Touc, Tac, Toctoc sans fin annoncée, sur les départs successifs en caravanes de Tocs-Tics et de Toucs-Tacs appartenant à Ghislaine Avan.



Que d’images musicales en tête ! Clic-clac, une fois de plus dans la boîte, mais au niveau des pieds cette fois-ci, même des semelles.



Après la phase des standards refermée par un solo de sax au touché reconnaissable entre tous, vint le temps d’une composition de Giovanni Mirabassi en première mondiale, un morceau qu’il venait tout juste d’écrire la semaine précédente.



Comme Francesco avait besoin d’un pupitre il prit ma fille, Esther, dans le rôle du “tiens-moi la partition que je ne connais pas encore”. Nous avons donc eu la chance, en première mondiale une fois de plus, d’être en présence d’un pupitre humain, qui de plus rigole.



Puis des Pim Pam Pom, respirations et squats de Victoria Rummler accompagnèrent les musiciens, ou l’inverse, dans une ivresse de fin de concert jusqu’à plus soif de sons, avant de plonger dans une musique italienne, la dernière, celle d’un été d’octobre, du nom d’Estate, un été en italien.



Francesco m’a ensuite appelé pour que je dise mes deux poèmes-souvenirs du dernier Sunday jazz loft, et j’ai eu la surprise de voir Thierry Eliez, qui venait de jouer Smile de Charlie Chaplin avec Francesco et Victoria, rester au piano.



J’ai dû m’adapter à d’autres mains qui allaient improviser peu importe quoi, et au lieu d’être inquiet, je me suis envolé. Je ne sais pas si ce que j’ai interprété était intéressant, mais ce que je sais, c’est que je me suis amusé…

Le bonheur du Sunday jazz loft ne faisait que prendre toute sa place, et il continua à s’installer avec des bœuf post-concert autour du piano, où de plus timides se mirent à chanter ou à guitariser, formant un groupe encore plus intime… pendant que d’autres dansaient jusqu’à en vider toute l’énergie qui leur restait, avant le prochain SJL, avec vous ses aficionados.

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A propos Frèd Blanc

Tout a commencé dans les années 80 / 90 par Penninghen (l'ESAG) suivi d'un tour du monde. 30 ans après je suis devenu graphiste, photographe, poète & designer d’images (mentales & visibles) chez byfredblanc, anciennement edo. Quand je ne traîne pas dans un musée aux côtés de ma famille (Astrid Bouygues, Monsieur Elia et Mademoiselle d'Esther), un carnet de croquis sous le bras, où que je ne glisse pas sur les pistes de ski d’Avoriaz appareil au point, je pédale dans Paris entre deux rendez-vous, soit en construisant des analogies pour une marque en devenir, soit en rédigeant un poème. Projets : Entre 1996 & 2016 : conseil & accompagnement en communication (labo pharmaceutiques, joaillerie, hôtellerie, services, industrie...) 1997 : Identité de Ladurée pour son ouverture aux Champs Élysées. 2002 : Agenda photographique international pour Sanofi Synthé-labo. 2010 : Sculpture monumentale en hommage à Jean Vuarnet 2012 : Coup de cœur de la 49e Bourse du Talent Reportage / Photographie.com 2014 : Création de l’évènement “Sunday jazz loft”, concert en appartement, aux côtés de Francesco Bearzatti. Juin 2016 : Sélection aux Promenades Photographiques de Vendôme : Présentation du parcours "Et si le jazz est la vie autour d'une centaine de photographies et de la projection de 12 pœms-poèmes et une centaine de photo Octobre 2016 : Performance musicale et sonore lors du 13e Sunday jazz loft. Mise en musique de mes 12 poèmes de "Et si le jazz est la vie" par Francesco Bearzatti (sax tenor clarinette), Camille Bertault (voix), Federico Casagerande (guitare) et Thierry Eliez (piano et voix), en parallèle d'une projection aléatoire de mes 12 pœms poème par Matthieu Desport (vidéaste) Novembre 2016 : Création des Éditions de Ouf Bibliographie : 2006 : Ouvrage photographique “Téléphérique pour l'enfance”. Éditions Jean-Michel Place. Photographies, dessins, poèmes & maquette. 2010 : recueil de poésie “Des mots mis en baraques à sons”. Éditions Jean-Michel Place. Poèmes, dessins, photographies & mise en page. 2016 : "Et si le jazz est la vie" Éditions de Ouf. Poèmes, dessins, photographies & mise en page.
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