1/2 : Sur les hauteurs de Golden beach…

Alors que je suis de passage à Miami pour quelques jours, je me retrouve propulsé dans un appartement chic & stylé situé dans l’un des beaux quartiers du Miami résidentiel. C’est un de ces matins à la peau moite et au soleil brûlant qui se déroule sous mes pieds sans que j’en sois réellement le maître. Où le décalage horaire joue bien son rôle de mélangeur d’idées. Une journée pareille à toutes les autres 24 heures qui se ressemblent tellement dans ce pays où l’été dure toute l’année.

Je m’élève donc au trentième étage et encore plus d’une tour moins colorée qu’affreuse, et pourtant déjà bien colorée. Un de ces buildings qui ont poussé à ne plus savoir qu’en faire depuis la crise immobilière américaine. Une de ces constructions dysharmonieuses de bord de mer qui font de l’ombre à la plage mais qui, m’a-t-on dit, abritent des appartements exceptionnels.

Une des tours de Golden beach

L’ascenseur s’arrête. La porte s’ouvre sur un sourire accueillant. Je me retrouve sur le palier et l’on m’explique qu’il EST déjà l’appartement. Une odeur de vanille investit mes narines avec malice. La maîtresse de maison pousse la porte d’entrée, accompagnant son geste d’un plaisir sans pareil. Je la sens prête à me faire faire le tour du propriétaire avec ce désir affiché de partager avec passion SON œuvre, SA réalisation. Je découvre tout d’abord à chaque extrémité d’une série de pièces principales, deux grandes baies vitrées qui accueillent avec générosité une lumière transversale. Lumière qui transperce cet appartement de bout en bout et lui donne cet éclat particulier qui fait que même habillé de foncé, il reste lumineux. D’un côté se développe un bord de mer à perte de liberté. De l’autre se dévoile l’intercostale d’une manière plus féminine. Ce bras de mer laisse apparaître de petites maisons qui forment un autre patchwork de ce Miami fantasmé. Plus pittoresque sûrement. Me voilà pris d’un vertige devant ce double visage du sud-est américain. Est-ce cet “en haut” qui dit vrai ou cet “en bas” qui l’est plus ? Deux espaces socialement opposés, dialoguant tantôt en espagnol, plutôt en américain et formant deux profils possibles de l’Amérique actuelle…

La vue depuis là-haut

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A propos Frèd Blanc

Tout a commencé dans les années 80 / 90 par Penninghen (l'ESAG) suivi d'un tour du monde. 30 ans après je suis devenu graphiste, photographe, poète & designer d’images (mentales & visibles) chez byfredblanc, anciennement edo. Quand je ne traîne pas dans un musée aux côtés de ma famille (Astrid Bouygues, Monsieur Elia et Mademoiselle d'Esther), un carnet de croquis sous le bras, où que je ne glisse pas sur les pistes de ski d’Avoriaz appareil au point, je pédale dans Paris entre deux rendez-vous, soit en construisant des analogies pour une marque en devenir, soit en rédigeant un poème. Projets : Entre 1996 & 2016 : conseil & accompagnement en communication (labo pharmaceutiques, joaillerie, hôtellerie, services, industrie...) 1997 : Identité de Ladurée pour son ouverture aux Champs Élysées. 2002 : Agenda photographique international pour Sanofi Synthé-labo. 2010 : Sculpture monumentale en hommage à Jean Vuarnet 2012 : Coup de cœur de la 49e Bourse du Talent Reportage / Photographie.com 2014 : Création de l’évènement “Sunday jazz loft”, concert en appartement, aux côtés de Francesco Bearzatti. Juin 2016 : Sélection aux Promenades Photographiques de Vendôme : Présentation du parcours "Et si le jazz est la vie autour d'une centaine de photographies et de la projection de 12 pœms-poèmes et une centaine de photo Octobre 2016 : Performance musicale et sonore lors du 13e Sunday jazz loft. Mise en musique de mes 12 poèmes de "Et si le jazz est la vie" par Francesco Bearzatti (sax tenor clarinette), Camille Bertault (voix), Federico Casagerande (guitare) et Thierry Eliez (piano et voix), en parallèle d'une projection aléatoire de mes 12 pœms poème par Matthieu Desport (vidéaste) Novembre 2016 : Création des Éditions de Ouf Bibliographie : 2006 : Ouvrage photographique “Téléphérique pour l'enfance”. Éditions Jean-Michel Place. Photographies, dessins, poèmes & maquette. 2010 : recueil de poésie “Des mots mis en baraques à sons”. Éditions Jean-Michel Place. Poèmes, dessins, photographies & mise en page. 2016 : "Et si le jazz est la vie" Éditions de Ouf. Poèmes, dessins, photographies & mise en page.
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Un commentaire pour 1/2 : Sur les hauteurs de Golden beach…

  1. Alex ElKayem dit :

    joli texte… belles photos !!!!

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