1/2 : L’aventure Dogon au coin d’une sculpture…

Un samedi en fin de matinée, je marche sur le trottoir du quai Branly entre mes deux enfants qui me tiennent la main. Il ne fait pas vraiment beau, il ne fait pas vraiment mauvais non plus. Quelques minutes plus tard nous pénétrons dans le musée qui porte le même nom que le quai, pour découvrir ces sculptures qui m’ont interpellé un matin alors que je feuilletais Libération – ce quotidien qui traîne dans le café quotidien où je vais écrire et réfléchir devant un thé et un pain tout aussi quotidiens avant de me rendre à mon agence.

Une des sculptures Dogon en bois, exposée au Musée du quai Branly en avril 2011

Après avoir comme à notre habitude regardé les cartes postales pour nous donner une idée de ce que nous allions découvrir, nous nous trouvons tous les trois dans une immense salle où des cubes en verre remplis de sculptures en bois du Mali viennent structurer la circulation. La visite commence. Nous voilà fin prêts, notre matériel à nos côtés. Un appareil photo, un cahier de croquis, un crayon. Chacun les nôtres. Nous errons. Ma fille d’à peine cinq ans court, regarde, veut dessiner, photographier, dessiner à nouveau, rephotographier, redessiner et reuzéreu. Elle change sans cesse d’envie, se lasse vite. Elle découvre, cherche son rythme. Mon fils quant à lui avance plus lentement, observe, s’interroge, retourne en arrière, revient. Il passe d’une photo à un croquis sans se faire remarquer et même plutôt en se faisant oublier derrière un présentoir ou une sculpture monumentale. Ils viennent chacun leur tour me présenter leurs œuvres et s’étonnent que leur papa dessine mieux qu’eux. Même moi je finis par y croire tellement je reçois d’éloges de leur part. On n’est jamais mieux flatté que par les siens.

Croquis au crayon de différents angles d'une même sculpture africaine (Mali - Dogon, N'duleri)

Croquis au crayon de différents angles d'une série de sculptures africaines (Mali - Dogon, Telem)

Trois salles se succèdent et ils en redemandent. Après plus de deux heures trente de cet exercice incessant, c’est moi qui cherche la sortie du labyrinthe africain, mon cahier de croquis sous le bras et mes yeux sens dessus dessous.
Le soir à l’heure du coucher le manège reprend devant ma femme qui assiste à la présentation de notre trésor visuel en forme de croquis dogonesques. Chacun notre tour, nous y allons de notre anecdote, un petit souvenir aux lèvres.

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A propos Frèd Blanc

Tout a commencé dans les années 80 / 90 par Penninghen (l'ESAG) suivi d'un tour du monde. 30 ans après je suis devenu graphiste, photographe, poète & designer d’images (mentales & visibles) chez byfredblanc, anciennement edo. Quand je ne traîne pas dans un musée aux côtés de ma famille (Astrid Bouygues, Monsieur Elia et Mademoiselle d'Esther), un carnet de croquis sous le bras, où que je ne glisse pas sur les pistes de ski d’Avoriaz appareil au point, je pédale dans Paris entre deux rendez-vous, soit en construisant des analogies pour une marque en devenir, soit en rédigeant un poème. Projets : Entre 1996 & 2016 : conseil & accompagnement en communication (labo pharmaceutiques, joaillerie, hôtellerie, services, industrie...) 1997 : Identité de Ladurée pour son ouverture aux Champs Élysées. 2002 : Agenda photographique international pour Sanofi Synthé-labo. 2010 : Sculpture monumentale en hommage à Jean Vuarnet 2012 : Coup de cœur de la 49e Bourse du Talent Reportage / Photographie.com 2014 : Création de l’évènement “Sunday jazz loft”, concert en appartement, aux côtés de Francesco Bearzatti. Juin 2016 : Sélection aux Promenades Photographiques de Vendôme : Présentation du parcours "Et si le jazz est la vie autour d'une centaine de photographies et de la projection de 12 pœms-poèmes et une centaine de photo Octobre 2016 : Performance musicale et sonore lors du 13e Sunday jazz loft. Mise en musique de mes 12 poèmes de "Et si le jazz est la vie" par Francesco Bearzatti (sax tenor clarinette), Camille Bertault (voix), Federico Casagerande (guitare) et Thierry Eliez (piano et voix), en parallèle d'une projection aléatoire de mes 12 pœms poème par Matthieu Desport (vidéaste) Novembre 2016 : Création des Éditions de Ouf Bibliographie : 2006 : Ouvrage photographique “Téléphérique pour l'enfance”. Éditions Jean-Michel Place. Photographies, dessins, poèmes & maquette. 2010 : recueil de poésie “Des mots mis en baraques à sons”. Éditions Jean-Michel Place. Poèmes, dessins, photographies & mise en page. 2016 : "Et si le jazz est la vie" Éditions de Ouf. Poèmes, dessins, photographies & mise en page.
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4 commentaires pour 1/2 : L’aventure Dogon au coin d’une sculpture…

  1. Pascale Bardet dit :

    Je vous y voyais, tous les 3 parmi ces bois vivants, puis tous les 4 à piapiater….
    Je vais aller visiter cette curieuse forêt.
    Bises.
    Pascale Bardet.

  2. Martine Le Jossec dit :

    Je n’ai jamais visité ce musée (et pourtant, je n’ai aucune excuse car je n’habite pas très loin)… Vous avez titillé ma curiosité, autant pour le musée que pour votre manière de le visiter, d’ailleurs ! Dans ma tribu, nous sommes bien plus du style contemplatif…
    A bientôt pour de nouvelles aventures

  3. J’ai moi-même été subjugué par la matière et ces bras levés vers le ciel.
    Rien de commun avec la statuaire africaine habituelle, plus massive. Là, une grâce, une métaphysique cosmique ?
    Deux fois au Mali sans voir les Dogons, il faudra peut être y retourner et grimper les falaises pour lever les bras bien haut et toucher les nuages.
    Le temps est trop court… je te lis… tu me lis… et le déjeuner attend… à très vite.
    Amitiés,
    Bertrand

  4. Reblogué sur trainsurtrainghv
    Esprit blog que j’aime…

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